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Actualités - Chronologie

Les Taliban impliqués dans le trafic de drogue, selon l'ONU

Le Programme des Nations Unies pour le contrôle des drogues (PNUCID), a affirmé que la milice afghane des taliban était impliquée dans le trafic de stupéfiants. Le vice-président du Parlement européen Renzo Imbeni qui se trouve actuellement à Téhéran à la tête d’une délégation du PNUCID, a déclaré lors d’une conférence de presse que cet organisme «détenait quelques preuves» sur l’implication de la milice fondamentaliste sunnite dans le trafic de drogue. M. Imbeni a notamment cité le fait que «les taliban autorisent les trafiquants de drogue à se déplacer librement à travers les territoires sous leur contrôle». Il a néanmoins ajouté que la production de drogues en Afghanistan avait baissé ces derniers mois «en raison du mauvais temps». Le vice-ministre iranien de l’Intérieur, M. Golam-Hossein Bolandian, également présent à la conférence de presse, a pour sa part affirmé que les quantités de drogues introduites sur le territoire iranien à partir de l’Afghanistan avaient «augmenté d’une façon spectaculaire depuis que les taliban ont pris le contrôle» de provinces limitrophes de l’Iran il y a trois ans. Pour pallier cette situation, l’Iran a dépêché il y a quelques mois plusieurs unités de ses forces armées sur la frontière irano-afghane, selon le responsable iranien. «Cette démarche s’est révélée efficace, et le prix des stupéfiants a depuis doublé en Iran en raison de la pénurie des stocks», a-t-il dit. M. Imbeni a en outre annoncé à l’issue d’une rencontre avec le chef de la diplomatie iranienne Kamal Kharazi que l’Union européenne était disposée à aider financièrement l’Iran pour qu’il puisse mener à bien sa campagne de lutte antidrogue. Selon Téhéran, les taliban, qui contrôlent plus des deux tiers de l’Afghanistan, ont intensifié la production de drogue pour financer leurs opérations militaires, et se servent de l’Iran comme pays de transit pour acheminer les stupéfiants vers l’Europe et le Moyen-Orient. Selon des chiffres officiels, plus de 500.000 personnes, pour la plupart des jeunes, consomment régulièrement de la drogue en Iran, où l’alcool est interdit depuis la révolution islamique de 1979. Selon des estimations généralement admises, les consommateurs de drogue dépassent les 2 millions. Pour lutter contre ce fléau, l’Iran s’est doté en 1989 d’une législation antidrogue des plus sévères, qui prévoit notamment la peine capitale pour toute personne arrêtée en possession de plus de 30 grammes d’héroïne ou plus de 5 kg d’opium.
Le Programme des Nations Unies pour le contrôle des drogues (PNUCID), a affirmé que la milice afghane des taliban était impliquée dans le trafic de stupéfiants. Le vice-président du Parlement européen Renzo Imbeni qui se trouve actuellement à Téhéran à la tête d’une délégation du PNUCID, a déclaré lors d’une conférence de presse que cet organisme «détenait quelques preuves» sur l’implication de la milice fondamentaliste sunnite dans le trafic de drogue. M. Imbeni a notamment cité le fait que «les taliban autorisent les trafiquants de drogue à se déplacer librement à travers les territoires sous leur contrôle». Il a néanmoins ajouté que la production de drogues en Afghanistan avait baissé ces derniers mois «en raison du mauvais temps». Le vice-ministre iranien de l’Intérieur, M. Golam-Hossein...