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Actualités - Conferences De Presse

Téhéran n'exclut toujours pas le recours à la force

L’Iran n’exclut pas le recours à la force contre les taliban, tout en souhaitant un règlement diplomatique du contentieux avec la milice afghane, a déclaré mercredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Kamal Kharazi. «L’option militaire n’est pas exclue», a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse, en soulignant que «l’Iran a jusqu’à présent observé une politique de retenue vis-à-vis des taliban». «Nous avons toujours dit qu’il y avait des limites à la retenue. Si nécessaire, nous n’hésiterons pas à recourir à la force et utiliser toutes nos ressources militaires», a affirmé M. Kharazi. «Nous préférons obtenir un règlement politique et espérons que les taliban vont répondre aux demandes de l’Iran et de la communauté internationale de telle manière qu’il ne sera pas nécessaire de recourir à la force», a ajouté le chef de la diplomatie iranienne. L’Iran a massé d’importants effectifs militaires près de la frontière afghane depuis plusieurs semaines. La tension est fortement montée entre Téhéran et la milice afghane après le meurtre de huit diplomates et d’un journaliste iraniens début août lors de la prise par les taliban de la ville de Mazar-i-Sharif (nord de l’Afghanistan), et dont les corps ont été rapatriés en septembre. M. Kharazi a répété que son pays réclamait la libération d’une quarantaine d’Iraniens toujours détenus par les taliban en Afghanistan, ainsi que le jugement, en Iran ou devant une cour internationale, des meutriers des diplomates et du journaliste. Il a également demandé la restitution des corps de trois autres diplomates présumés morts à Mazar-i-Sharif. M. Kharazi a également affirmé qu’il souhaitait le succès de la mission du représentant spécial de l’ONU pour l’Afghanistan, Lakhdar Brahimi, qui se trouve actuellement en Iran pour des rencontres avec les responsables iraniens. M. Brahimi doit se rendre jeudi au Pakistan à l’issue d’une conférence de presse à Téhéran. «Nous espérons que les efforts de l’ONU et ceux de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) seront positifs», a affirmé le ministre. M. Brahimi a déjà rencontré M. Kharazi ainsi que le président Mohammad Khatami. M. Brahimi, cité par l’agence officielle iranienne IRNA, a affirmé qu’il allait demander au Pakistan, qui reconnaît le gouvernement des taliban, de faire pression sur la milice afghane pour qu’elle se conforme aux résolutions des Nations Unies. Il a également soutenu la demande de Téhéran de restitution des corps et de libération des prisonniers iraniens détenus par les taliban. Le chef suprême des taliban, le mollah Mohammad Omar, a haussé le ton mardi contre l’ONU, accusée «d’ignorer les ingérences flagrantes» de l’Iran en Afghanistan. Il a assuré que la milice prendrait toutes les mesures qu’elle jugerait nécessaire pour mettre fin à cette ingérence.(AFP)
L’Iran n’exclut pas le recours à la force contre les taliban, tout en souhaitant un règlement diplomatique du contentieux avec la milice afghane, a déclaré mercredi le ministre iranien des Affaires étrangères, Kamal Kharazi. «L’option militaire n’est pas exclue», a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse, en soulignant que «l’Iran a jusqu’à présent observé une politique de retenue vis-à-vis des taliban». «Nous avons toujours dit qu’il y avait des limites à la retenue. Si nécessaire, nous n’hésiterons pas à recourir à la force et utiliser toutes nos ressources militaires», a affirmé M. Kharazi. «Nous préférons obtenir un règlement politique et espérons que les taliban vont répondre aux demandes de l’Iran et de la communauté internationale de telle manière qu’il ne sera pas...