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Actualités - Chronologie

Impasse dans les négociations

Les entretiens sur le Kosovo entre l’émissaire américain Richard Holbrooke et le président yougoslave Slobodan Milosevic n’ont donné aucun résultat, dans la nuit de mardi à mercredi, a-t-on appris de source diplomatique américaine. M. Holbrooke s’est abstenu de tout commentaire à la presse lorsqu’il a regagné son hôtel au milieu de la nuit, après avoir passé quelques heures à l’ambassade des Etats-Unis. Il a expliqué qu’il venait de «s’entretenir pendant une heure au téléphone avec le secrétaire d’Etat» Madeleine Albright, afin de lui rendre compte de ses discussions avec M. Milosevic, ajoutant qu’il «reverrait le président» yougoslave. «Il n’y a pas de changement depuis hier (lundi)», a déclaré un diplomate américain sous couvert d’anonymat. «Ce n’était pas une bonne réunion», a-t-il dit en qualifiant les discussions de «dures et difficiles». Un «acte criminel» L’émissaire américain tente depuis deux jours de persuader le président yougoslave de la détermination de l’OTAN à mener des frappes aériennes contre des objectifs en Serbie s’il ne retire pas ses forces du Kosovo comme l’exige l’ONU. Leur rencontre mardi soir a duré plus de quatre heures, faisant suite à une première séance de trois heures de discussions la veille. M. Milosevic avait alors estimé qu’il s’était conformé à l’exigence d’un retrait des forces spéciales serbes du Kosovo. Il avait qualifié d’«acte criminel» les «menaces d’agression» contre la Yougoslavie, selon un communiqué de la présidence diffusé par l’agence Tanjug. Cette dernière n’a donné mardi soir aucune indication sur la teneur de ce qu’elle a qualifié de «poursuite des consultations sur des questions ayant trait à la situation actuelle au Kosovo». M. Holbrooke était entouré du médiateur américain pour le Kosovo, Christopher Hill et du chargé d’affaires américain à Belgrade, Richard Miles. Le président de la Serbie, Milan Milutinovic, et le ministre yougoslave des Affaires étrangères, Zivadin Jovanovic, ont pris part aux entretiens. Mise en garde de Clinton L’émissaire américain s’était entretenu mardi en milieu de journée à Pristina, le chef-lieu du Kosovo, avec le chef des Albanais de la province, Ibrahim Rugova. M. Holbrooke a également pour mission de discuter avec les parties yougoslave et albanaise d’un plan consistant à accorder pendant deux ou trois ans une autonomie de plus en plus grande au Kosovo, avant la conclusion d’un accord sur le statut définitif du territoire. Le président Bill Clinton a lancé mardi une mise en garde à M. Milosevic, déclarant que «l’OTAN est prête à agir» si Belgrade ne remplit pas ses obligations découlant des résolutions de l’ONU. La police serbe a poursuivi mardi un retrait partiel du Kosovo entamé durant le week-end. Un convoi d’une cinquantaine de véhicules avec environ un millier de policiers a quitté dans la soirée la province. Selon la télévision officielle serbe, il s’agissait d’une unité «antiterroriste». Pour faire face à une éventuelle intervention armée de l’OTAN, «certains corps» de l’armée yougoslave ont été mobilisés, a indiqué mardi le vice-Premier ministre serbe Vojislav Seselj. (AFP)
Les entretiens sur le Kosovo entre l’émissaire américain Richard Holbrooke et le président yougoslave Slobodan Milosevic n’ont donné aucun résultat, dans la nuit de mardi à mercredi, a-t-on appris de source diplomatique américaine. M. Holbrooke s’est abstenu de tout commentaire à la presse lorsqu’il a regagné son hôtel au milieu de la nuit, après avoir passé quelques heures à l’ambassade des Etats-Unis. Il a expliqué qu’il venait de «s’entretenir pendant une heure au téléphone avec le secrétaire d’Etat» Madeleine Albright, afin de lui rendre compte de ses discussions avec M. Milosevic, ajoutant qu’il «reverrait le président» yougoslave. «Il n’y a pas de changement depuis hier (lundi)», a déclaré un diplomate américain sous couvert d’anonymat. «Ce n’était pas une bonne réunion»,...