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Actualités - Communiques Et Declarations

Amnesty International épingle les Etats-Unis

Amnesty International a lancé une campagne internationale pour le respect des droits de l’homme aux États-Unis, indique un communiqué de l’organisation publié lundi à Bonn. Intitulée «USA – Gardien des droits de l’homme?», la campagne vise à dénoncer le décalage «entre la revendication américaine d’être le garant des droits de l’homme dans le monde et la réalité», et dénonce peine de mort, exportation d’armes et d’équipement imprimant des décharges électriques, brutalités policières et abus, notamment sexuels, envers les détenus. De «nombreuses actions» auront lieu au cours des prochains mois, a indiqué le secrétaire général de la section allemande d’Amnesty, Volkmar Deile. En 1997, 74 personnes ont été exécutées aux États-Unis, et 479 l’ont été depuis le feu vert donné en 1976 par la Cour suprême, la plus haute instance judiciaire américaine, à la peine de mort, souligne Amnesty, rappelant que la peine capitale est en vigueur dans 38 des 50 États américains. Ceci constitue «une atteinte claire aux droits de l’homme», d’autant que certaines victimes étaient des handicapés mentaux ou des mineurs, et que la culpabilité d’autres n’était pas certaine, juge l’organisation. En outre, «il est clair que la peine de mort a une connotation raciste», selon Amnesty: autant de blancs que de noirs sont certes exécutés, mais 82% d’entre eux avaient tué un blanc, affirme l’organisation de défense des droits de l’homme, citant des statistiques sur 20 ans. Les États-Unis doivent donner l’exemple, juge Amnesty: «La lutte pour l’abolition de la peine de mort aux États-Unis est d’importance pour l’abolition de cette peine dans d’autres pays. Nombre de gouvernements refusent d’y renoncer en arguant de son recours en Amérique». Amnesty affirme également recevoir «de plus en plus de rapports» sur des brutalités policières, à New York et dans d’autres grandes villes comme Chicago, Los Angeles ou Philadelphie. Ces rapports coïncident, note l’organisation, avec l’application d’une politique de «Tolérance Zéro» qui veut que même les délits mineurs soient punis avec toute la force de la loi. Ils font état de coups de bâton, coups de pieds, entraves douloureuses, voire de l’utilisation d’armes électriques. Amnesty relève même certains cas de mauvais traitements envers des femmes enceintes. Dans les prisons, les rapports dénoncent des abus sexuels envers les femmes et l’incarcération de mineurs avec les adultes. Les États-Unis sont, selon Amnesty le premier pays exportateur d’équipement militaire et policier imprimant des décharges électriques, que l’organisation estime être du «matériel de torture». Ces matraques et autres armes sont notamment exportées vers l’Indonésie, la Turquie, le Mexique et l’Arabie Séoudite, souligne Amnesty. Le Congrès américain n’a toujours pas ratifié la Convention des Nations unies pour la protection de l’enfance, remarque enfin Amnesty. (AFP)
Amnesty International a lancé une campagne internationale pour le respect des droits de l’homme aux États-Unis, indique un communiqué de l’organisation publié lundi à Bonn. Intitulée «USA – Gardien des droits de l’homme?», la campagne vise à dénoncer le décalage «entre la revendication américaine d’être le garant des droits de l’homme dans le monde et la réalité», et dénonce peine de mort, exportation d’armes et d’équipement imprimant des décharges électriques, brutalités policières et abus, notamment sexuels, envers les détenus. De «nombreuses actions» auront lieu au cours des prochains mois, a indiqué le secrétaire général de la section allemande d’Amnesty, Volkmar Deile. En 1997, 74 personnes ont été exécutées aux États-Unis, et 479 l’ont été depuis le feu vert donné en 1976...