L’opposition à la Super-Ligue de football s’organise. L’Association internationale des footballeurs professionnels (AIFP), représentée par Bernard Lama (PSG), Thomas Berthold (Stuttgart), Adolfo Aldana (La Corogne) et Didier Roustand (secrétaire général), a trouvé en Marie-George Bufffet, ministre de la Jeunesse et des Sports, un total soutien mercredi lors d’une réunion à Paris. «La rencontre que nous venons d’avoir confirme les inquiétudes très sérieuses que suscite le projet de Super-Ligue au sein même du football professionnel, a déclaré Mme Buffet. Ce n’est pas un projet sportif mais un projet exclusivement financier». Le ministre a mis l’accent sur les dangers d’une telle compétition. Un calendrier démentiel faisant peser une menace sur la santé des joueurs, une dévalorisation des compétitions nationales «base même de la vitalité de ce sport», cette Super-Ligue «serait la fin de l’éthique sportive». Réunion des ministres des Sports «Face à ces dangers, a insisté Mme Buffet, la bonne réponse à l’évolution du football professionnel en Europe doit venir, en premier lieu, du football lui-même, à travers ses instances nationales, internationales, ses clubs, ses joueurs». «Mais cette réponse doit aussi venir des gouvernements, a-t-elle poursuivi. C’est pourquoi, je vous informe que j’entreprends actuellement une série de démarches et de contacts afin d’obtenir dans les meilleurs délais une réunion des ministres des Sports des quinze pays de l’Union européenne». Une réunion devait se tenir le 25 novembre. «Il n’est pas sûr qu’elle ait lieu mais j’espère qu’elle pourra se tenir avant la fin de l’année», a précisé Mme Buffet. Faire front avec la FIFA et l’UEFA Les joueurs eux aussi se mobilisent. «Le football est un sport populaire. Si ce projet de Super-Ligue voit le jour, c’est l’essence même du football qui disparaîtra, s’est écrié Bernard Lama. Nous devons nous pencher sur le devenir de notre sport à l’entrée du troisième millénaire». Thomas Berthold et Adolfo Aldana ont insisté pour leur part sur les problèmes d’un calendrier surchargé, sur la perte de vitesse des compétitions nationales en cas de création de la Super-Ligue. Forte de plus de trois cents adhérents, l’AIFP veut peser de tout son poids face à cette menace. Ces deux derniers mois, des discussions ont eu lieu avec une centaine de joueurs. «Et 75% d’entre eux se sont prononcés contre un tel projet, a indiqué Didier Roustand. La minorité des joueurs des grands clubs concernés par la Super-Ligue est toutefois timide». Maintenant, les joueurs espèrent pouvoir discuter et faire front avec les instances internationales, FIFA et UEFA, pour faire échec au projet. «La FIFA et l’UEFA ont d’abord vu en l’AIFP un ennemi, a expliqué Didier Roustand. Nous voulons simplement être des interlocuteurs, proposer des solutions. C’est pourquoi, face à cette Super-Ligue, nous devons nous réunir tous ensemble pour tenter de trouver la parade».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’opposition à la Super-Ligue de football s’organise. L’Association internationale des footballeurs professionnels (AIFP), représentée par Bernard Lama (PSG), Thomas Berthold (Stuttgart), Adolfo Aldana (La Corogne) et Didier Roustand (secrétaire général), a trouvé en Marie-George Bufffet, ministre de la Jeunesse et des Sports, un total soutien mercredi lors d’une réunion à Paris. «La rencontre que nous venons d’avoir confirme les inquiétudes très sérieuses que suscite le projet de Super-Ligue au sein même du football professionnel, a déclaré Mme Buffet. Ce n’est pas un projet sportif mais un projet exclusivement financier». Le ministre a mis l’accent sur les dangers d’une telle compétition. Un calendrier démentiel faisant peser une menace sur la santé des joueurs, une dévalorisation des compétitions...