Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Le G7 au chevet des marchés pour calmer la panique

Les grands argentiers et gouverneurs des banques centrales du G7 vont tenter, aujourd’hui à Washington, d’apaiser des marchés boursiers en proie à la panique et de s’attaquer aux racines du mal en discutant une réforme de longue haleine du système financier international Les sept grands (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Italie, Grande-Bretagne et Canada) vont devoir lancer un signal fort dans leur communiqué samedi soir pour inciter les investisseurs à plus de modération et de discernement dans leurs décisions de placement. «Pour assurer la poursuite de la prospérité de l’économie américaine, les Etats-Unis doivent exercer leur leadership mondial de façon plus affirmée et nous devons de ce fait agir de manière plus urgente (...) afin de restaurer la stabilité et la confiance sur les marchés», a déclaré vendredi le président américain Bill Clinton. Le ministre français des Finances Dominique Strauss-Kahn a, de son côté, tenté d’endiguer la chute brutale de la Bourse de Paris. «Après la correction qui vient de s’opérer sur toutes les bourses, y compris la place de Paris, face à des niveaux qui étaient sans doute excessifs, la forte baisse aujourd’hui n’est plus justifiée par aucun élément de l’économie réelle», a déclaré le ministre. En chute depuis le milieu de la semaine, les grandes places européennes, qui avaient très mal démarré la journée, se ressaisissaient vendredi, sous l’impulsion de l’ouverture en hausse de Wall Street. A terme, un effondrement des places boursières pourrait assombrir le moral des consommateurs et des entreprises, qui sont les principaux moteurs de la croissance en Europe continentale. Les pays émergents aussi La crise de confiance affecte également des pays émergents, en Amérique du Sud par exemple, dont les résultats économiques ne justifient d’aucune manière la défiance des investisseurs, a souligné jeudi le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Michel Camdessus. M. Clinton a d’ailleurs proposé un nouveau mécanisme attaché au FMI pour fournir des aides financières d’urgence afin d’aider les pays frappés par la crise à se protéger contre les risques de contagion. Les Sept vont sans nul doute s’engager, comme il l’ont fait dans leur précédent communiqué de la mi-septembre, à soutenir la croissance, alors que le FMI vient de réviser en forte baisse ses prévisions et n’écarte plus une récession. Les Etats-Unis ont fait un premier geste en abaissant d’un quart de point mardi à 5,25% leur taux interbancaire. La croissance mondiale devrait être de seulement 2% en 1998 et 2,5% en 1999, contre 4,1% en 1997. «Il faut (...) qu’une coordination internationale forte permette de conforter la croissance et son environnement financier», a ainsi affirmé M. Strauss-Kahn. M. Camdessus a lui aussi appelé les dirigeants du G7 à «prendre les rênes» du soutien à la croissance. Le G7 devrait également discuter des multiples propositions de réforme du système financier international rendues publiques ces dernières semaines, avant le début de la réunion annuelle du FMI et de la Banque mondiale.
Les grands argentiers et gouverneurs des banques centrales du G7 vont tenter, aujourd’hui à Washington, d’apaiser des marchés boursiers en proie à la panique et de s’attaquer aux racines du mal en discutant une réforme de longue haleine du système financier international Les sept grands (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Italie, Grande-Bretagne et Canada) vont devoir lancer un signal fort dans leur communiqué samedi soir pour inciter les investisseurs à plus de modération et de discernement dans leurs décisions de placement. «Pour assurer la poursuite de la prospérité de l’économie américaine, les Etats-Unis doivent exercer leur leadership mondial de façon plus affirmée et nous devons de ce fait agir de manière plus urgente (...) afin de restaurer la stabilité et la confiance sur les marchés», a...