L’économie japonaise devrait se redresser en 1999 mais la croissance ne repartira vraiment que lorsque le gouvernement aura accompli quelque chose de décisif dans la relance de la demande intérieure et dans la consolidation du secteur bancaire, a estimé le FMI. «Les autorités ont pris des mesures dans les domaines financier, budgétaire et monétaire, ainsi que d’autres domaines structurels, pour redonner de la vie à l’économie mais il y a eu des manques au niveau de la conception et de la mise en pratique», écrit le Fonds monétaire international (FMI). Le FMI projette une croissance négative de 2,5% pour le Japon en 1998 et une croissance positive de 0,5% l’année suivante. Prévisions assorties de toutes les précautions d’usage, c’est-à-dire susceptibles d’être révisées nettement, si la confiance ne revient pas dans les ménages et les entreprises. Le Fonds pense que le dispositif de relance annoncé en avril devrait aboutir à un redressement de la croissance à la fin de l’année et celui rendu public en août, qui comportait des réductions d’impôt, donner un coup de fouet modeste au début de l’année suivante. Fournir un soutien permanent et réclamer des actions plus énergiques Mais il ajoute qu’il faudra sans doute d’autres mesures «pour fournir un soutien permanent à l’activité économique jusqu’à ce que la reprise soit bien enracinée (...) Compte tenu des risques de rechute, annoncer de telles mesures par anticipation serait pertinent». Le rapport du FMI a été rédigé avant la conclusion d’un compromis entre les principales forces politiques du Japon sur la réforme bancaire. Le Fonds réclame dans ce secteur des actions «plus énergiques et décisives» axées sur des injections de fonds publics. Le FMI réclame enfin une déréglementation plus poussée dans l’immobilier, les télécommunications, le marché du travail et le droit des faillites, ainsi qu’une réduction des barrières non tarifaires. Le Fonds anticipe une croissance de l’excédent du courant nippon à 3,5% du PIB cette année, au plus haut depuis 1987. Un redressement de la croissance doit toutefois permettre de renverser le mouvement d’augmentation de cet excédent, conclut-il. (Reuters)
L’économie japonaise devrait se redresser en 1999 mais la croissance ne repartira vraiment que lorsque le gouvernement aura accompli quelque chose de décisif dans la relance de la demande intérieure et dans la consolidation du secteur bancaire, a estimé le FMI. «Les autorités ont pris des mesures dans les domaines financier, budgétaire et monétaire, ainsi que d’autres domaines structurels, pour redonner de la vie à l’économie mais il y a eu des manques au niveau de la conception et de la mise en pratique», écrit le Fonds monétaire international (FMI). Le FMI projette une croissance négative de 2,5% pour le Japon en 1998 et une croissance positive de 0,5% l’année suivante. Prévisions assorties de toutes les précautions d’usage, c’est-à-dire susceptibles d’être révisées nettement, si la confiance ne...
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