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Actualités - Chronologie

A contrecoeur

Une femme de 86 ans a raconté devant une cour martiale de Freetown (Sierra Leone) comment elle a dû manger le cœur de son fils exécuté devant ses yeux par le régime militaire au pouvoir de mai 1997 à février 1998. Mme Cecila Caulker, témoin du procès en cour martiale de 38 militaires jugés pour leurs exactions commises pendant les huit mois de pouvoir de la junte, a indiqué qu’à la mi-octobre, elle avait été arrêtée avec son fils, responsable régional du parti politique au pouvoir avant le coup d’Etat par des officiers de la base marine de l’île de Bonthe, au sud de la Sierra Leone. Elle a raconté au tribunal comment tous deux ont été attachés et torturés, puis détenus pendant quatre jours. Mme Caulker a indiqué qu’elle avait été libérée, puis arrêtée une nouvelle fois le 28 octobre et emmenée vers le terrain de jeu d’une école. Elle y a trouvé son fils dégoulinant de sang, castré et les deux oreilles coupées. «J’ai reçu l’ordre de lui donner un dernier baiser. On lui a tranché l’anus, ouvert l’estomac et enlevé le cœur qu’on a ensuite fourré dans ma bouche me menaçant de mort si je ne le mangeais pas», a poursuivi Mme Caulker devant la cour. Le témoin en larmes a raconté que le cadavre de son fils a ensuite été exhibé en ville, puis abandonné sur le terrain de jeu pendant deux jours avant qu’elle ne reçoive l’ordre de l’enterrer. Les militaires jugés pour haute trahison sont passibles de la peine de mort, alors que plusieurs condamnations à mort ont déjà été prononcées à l’encontre de civils accusés de collaboration avec la junte et ses alliés rebelles du Front révolutionnaire uni.
Une femme de 86 ans a raconté devant une cour martiale de Freetown (Sierra Leone) comment elle a dû manger le cœur de son fils exécuté devant ses yeux par le régime militaire au pouvoir de mai 1997 à février 1998. Mme Cecila Caulker, témoin du procès en cour martiale de 38 militaires jugés pour leurs exactions commises pendant les huit mois de pouvoir de la junte, a indiqué qu’à la mi-octobre, elle avait été arrêtée avec son fils, responsable régional du parti politique au pouvoir avant le coup d’Etat par des officiers de la base marine de l’île de Bonthe, au sud de la Sierra Leone. Elle a raconté au tribunal comment tous deux ont été attachés et torturés, puis détenus pendant quatre jours. Mme Caulker a indiqué qu’elle avait été libérée, puis arrêtée une nouvelle fois le 28 octobre et emmenée...