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Actualités - Chronologie

Abubakar dresse un bilan peu flatteur de l'armée

Le dirigeant militaire du Nigeria, le général Abdulsalami Abubakar a dressé jeudi un bilan «peu flatteur» des activités de l’armée en 38 ans d’indépendance à l’occasion de la fête nationale du pays. Arrivé au pouvoir depuis près de quatre mois, Abubakar, 56 ans, a promis de remettre le pouvoir aux civils d’ici le 29 mai prochain aux termes d’élections générales prévues à partir du 5 décembre et auxquelles 25 formations veulent prendre part. Leur participation effective au scrutin doit encore être confirmée le 19 octobre par la commission électorale indépendante tandis que l’enregistrement des électeurs commencera dès lundi. Le successeur du général Sani Abacha, décédé le 8 juin d’une apparente crise cardiaque alors que le pays était plus isolé que jamais sur la scène internationale, a déclaré qu’il était nécessaire de faire «un retour peu flatteur» sur le passé afin d’en tirer les leçons. En fait, il a essentiellement axé son discours sur le rôle de l’armée qui n’a laissé la direction aux civils que durant 10 des 38 ans d’indépendance acquise à la Grande-Bretagne. «Nous devons humblement reconnaître nos erreurs», a-t-il souligné. Les fondateurs du Nigeria, qui ont réussi en douceur la transition vers l’indépendance, «avaient de grands rêves et une vision sur la manière de mener la construction d’une grande nation», a-t-il dit. «Malheureusement, les efforts de nos pères fondateurs ont été interrompus en 1966 par la première intervention militaire dans le gouvernement», a ajouté le général en qualifiant cette période de «malheureuse». La guerre civile de 1967 à 1970, a-t-il dit, a été «douloureuse» et a prouvé qu’il «n’y avait pas de meilleur moyen de fonder une nation unie que par l’approche politique patiente et mesurée de nos pères fondateurs». Après 13 ans de régime militaire, «nous avons réussi à revenir à l’élection d’un gouvernement en 1979. A la fin de 1983, la deuxième République a été de nouveau suspendue par une intervention militaire», a rappelé le général qui s’est prononcé dès sa prise de fonctions le 9 juin dernier pour le retour à un régime civil. L’annulation en 1993 de l’élection présidentielle par le dirigeant militaire du pays de l’époque, le général Ibrahim Babangida, a également été critiquée par Abdusalami Abubakar. Cet acte, a-t-il dit, «a posé de dangereuses menaces (...) à la survivance de notre pays en une nation unie». Il n’a toutefois soufflé mot de la période Abacha, arrivé à la tête de l’Etat en novembre 1993. Avant sa disparition, ce dernier s’était mis en situation de se faire élire en tant que civil à la tête du pays, pressé par la communauté internationale de démocratiser le pays. Les élections, qui avaient été prévues pour août, lui auraient permis d’être confirmé ce jeudi à la tête du Nigeria. Le général Abubakar a émis l’espoir que «l’administration actuelle a sans le moindre doute bénéficié des leçons de nos erreurs passées». Elle est «déterminée à faire en sorte que notre vie politique nationale ne retombe pas dans les erreurs du passé». (AFP)
Le dirigeant militaire du Nigeria, le général Abdulsalami Abubakar a dressé jeudi un bilan «peu flatteur» des activités de l’armée en 38 ans d’indépendance à l’occasion de la fête nationale du pays. Arrivé au pouvoir depuis près de quatre mois, Abubakar, 56 ans, a promis de remettre le pouvoir aux civils d’ici le 29 mai prochain aux termes d’élections générales prévues à partir du 5 décembre et auxquelles 25 formations veulent prendre part. Leur participation effective au scrutin doit encore être confirmée le 19 octobre par la commission électorale indépendante tandis que l’enregistrement des électeurs commencera dès lundi. Le successeur du général Sani Abacha, décédé le 8 juin d’une apparente crise cardiaque alors que le pays était plus isolé que jamais sur la scène internationale, a...