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Actualités - Chronologie

Réchauffement sensible entre les différentes factions somaliennes

Les contacts entre chefs de guerre somaliens s’intensifient, mais le chemin paraît toujours long pour établir une paix durable dans un pays gouverné par les armes depuis plus de sept ans. Les trois principaux chefs de guerre de Mogadiscio — Hussein Mohamed Aidid, Ali Mahdi Mohamed et Osman Hassan Ali «Atto» —s’étaient rencontrés début février et avaient décidé d’une part de rouvrir le 11 février le port principal et l’aéroport de Mogadiscio fermés depuis 1995 et d’autre part de réunifier la capitale divisée et ravagée par la guerre. Mais ils ont échoué. Au cours d’une nouvelle réunion la semaine dernière, les trois hommes n’ont simplement pu se mettre d’accord que sur la coordination du travail de leurs radios rivales. Toutefois les relations semblent s’être réchauffées entre Ali Mahdi qui contrôle Mogadiscio-nord et Aidid qui commande dans l’essentiel du sud. Certains ne voient dans leurs efforts que le désir de recevoir le plus d’argent possible de la Ligue arabe qui doit financer une conférence de réconciliation nationale, déjà reportée à maintes reprises. Elle est maintenant annoncée pour le 31 mars prochain dans la ville de Baidoa, mais devrait être boycottée par le puissant clan des Darod, par l’armée de résistance Rahanwein (RRA) qui combat les forces d’Aidid pour le contrôle de la ville, et la république auto-proclamée du Somaliland (nord). Les chefs du clan Darod se sont réunis de vendredi à mardi dans la ville de Garowe (nord-est) et ont décidé de tenir une conférence régionale le mois prochain pour mettre sur pied un gouvernement régional. Cette proposition semble elle aussi peu réaliste dans la mesure où ils n’ont pas le soutien du général Mohamed Abshir Musa, président du Somali Salvation Democratic Front (SSDF), dont les milices contrôlent le nord-est. La conférence de Baidoa doit désigner un gouvernement de transition nationale, mais plus d’une dizaine d’initiatives de ce genre ont déjà échoué depuis la chute du président Mohamed Siad Barre en 1991. (AFP)
Les contacts entre chefs de guerre somaliens s’intensifient, mais le chemin paraît toujours long pour établir une paix durable dans un pays gouverné par les armes depuis plus de sept ans. Les trois principaux chefs de guerre de Mogadiscio — Hussein Mohamed Aidid, Ali Mahdi Mohamed et Osman Hassan Ali «Atto» —s’étaient rencontrés début février et avaient décidé d’une part de rouvrir le 11 février le port principal et l’aéroport de Mogadiscio fermés depuis 1995 et d’autre part de réunifier la capitale divisée et ravagée par la guerre. Mais ils ont échoué. Au cours d’une nouvelle réunion la semaine dernière, les trois hommes n’ont simplement pu se mettre d’accord que sur la coordination du travail de leurs radios rivales. Toutefois les relations semblent s’être réchauffées entre Ali Mahdi qui...