Deux semaines à la montagne en juillet et deux mois de travail au ralenti dans sa résidence d’été ont permis à Jean-Paul II de rassembler les énergies nécessaires pour reprendre son bâton de pèlerin, en se rendant pour trois jours en Croatie du 2 au 4 octobre. Il y a quatre ans, Jean-Paul II avait impressionné le monde, en descendant très difficilement de l’avion sur le tarmac de l’aéroport de Zagreb. Il s’était fait opérer quelques mois auparavant d’une fracture du fémur. Durant toute sa courte visite, il avait donné l’impression d’être à bout de souffle. Lors de la messe à Zagreb, un ascenseur avait dû être installé derrière l’autel pour lui permettre de la célébrer. Par la suite, le pape a alterné des moments où il a semblé avoir retrouvé une certaine forme et d’autres où il semble plus épuisé que jamais. Un long week-end pastoral passé mi-septembre entre Chiavari, sur le golfe de Gênes, et Brescia, la ville natale de Paul VI en Lombardie, a fourni au médecin du pape, le docteur Renato Buzzonetti, l’occasion de tester la santé de son patient. Le médecin romain de 70 ans qui le suit comme son ombre, sa mallette de secours à la main, est apparu assez satisfait, même si désormais les symptômes de la maladie de Parkinson, dont souffre le pape, apparaissent toujours plus. Son visage est systématiquement penché sur sa poitrine, alors que sa main gauche tremble de plus en plus. Le pape a beaucoup de mal à articuler ses mots et à forcer les muscles de son visage: sa voix est souvent traînante, le sourire est devenu rare. Jean-Paul II marche avec peine et à petits pas rapides, s’appuyant le plus souvent possible sur une canne. Parfois, son regard semble perdu dans ses pensées, un phénomène sans doute lié aux remèdes qu’il prend pour contrôler sa maladie. (AFP)
Deux semaines à la montagne en juillet et deux mois de travail au ralenti dans sa résidence d’été ont permis à Jean-Paul II de rassembler les énergies nécessaires pour reprendre son bâton de pèlerin, en se rendant pour trois jours en Croatie du 2 au 4 octobre. Il y a quatre ans, Jean-Paul II avait impressionné le monde, en descendant très difficilement de l’avion sur le tarmac de l’aéroport de Zagreb. Il s’était fait opérer quelques mois auparavant d’une fracture du fémur. Durant toute sa courte visite, il avait donné l’impression d’être à bout de souffle. Lors de la messe à Zagreb, un ascenseur avait dû être installé derrière l’autel pour lui permettre de la célébrer. Par la suite, le pape a alterné des moments où il a semblé avoir retrouvé une certaine forme et d’autres où il semble plus...
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