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Actualités - Reportage

Warren Harding, avant Clinton ... Le président de tous les scandales

Avant que d’être mis sur la sellette pour sa relation extraconjugale, (les ébats se déroulant souvent dans un coin du Bureau ovale) avec une jeune volontaire de la campagne présidentielle, le chef de l’Etat a réuni les reporters au National Press Club et a déclaré tout de go : —«Heureusement que je ne suis pas une femme ! Sinon j’aurais été tout le temps en état de grossesse, car je ne peux jamais dire non ! » Ce n’est ni une anecdote ni le synopsis d’un film inspiré de l’affaire Clinton-Lewinsky, mais une pure réalité, celle du 29e président des Etats-Unis, Warren Harding, qui prit le pouvoir en 1920 et mourut un an avant la fin de son mandat. Républicain et natif de l’Ohio, il s’était prononcé en faveur du régime sec et des droits prohibitifs sur les marchandises européennes. Son mandat a été marqué par une kyrielle de scandales de tout genre qui ne sont pas sans rappeler ceux que vit l’administration Clinton. Il y a eu d’abord l’étrange suicide de l’un des collaborateurs de Harding avec disparition d’une note expliquant ce geste fatal. Ce qui s’est exactement passé pour un proche du président Bill Clinton, Vincent Foster. Puis il y a eu la découverte de formalités illégales concernant une transaction immobilière (version Whitewater). Son épouse, Florence, avait un caractère trempé dans du fer et elle était prête à tout pour défendre son président d’homme, comme qui vous savez. Pour faire reluire son image, le couple conviait souvent les stars de Hollywood à la Maison-Blanche. Et ce qui ne gâchait rien, Warren Harding savait être près du peuple et le golf était son sport favori. De surcroît, le président avait un faible pour les femmes qui le lui rendaient bien car elles le trouvaient viril et bel homme. Innombrables et tumultueuses sont les relations extraconjugales qu’il avait eues. Ses partenaires étaient aussi bien les meilleures amies de sa femme que ses collaboratrices, des comédiennes et des danseuses. Un médecin version Raspoutine Et comme il se souciait peu de jouer les discrets, ses frasques interféraient souvent avec les affaires de l’Etat et donnaient du fil à retordre au FBI et à toute l’administration. Sans compter que son épouse, qui croyait ferme dans la boule de cristal, y allait de ses conseils et de ses décisions inspirées. Elle avait même un médecin, version Raspoutine, qui l’avait aidée à survivre avec une maladie chronique des reins. Ce même médecin, appelé au chevet du président Harding après que celui-ci ait souffert d’un empoisonnement alimentaire, lui avait administré une forte dose de purgatif. Le président, qui souffrait d’une insuffisance cardiaque, n’a pas résisté à ce traitement de choc infligé en présence de son épouse Florence. Il en mourut, en ce 2 août 1923, et Mme Harding refusa alors toute autopsie. Sept ans plus tard, un agent du FBI nommé Gaston Means a publié un ouvrage intitulé «La mort étrange du président Harding», insinuant que le chef de l’Etat avait été empoisonné par son épouse. Par ailleurs, Harding avait eu l’honnêteté d’avouer un jour: «Je ne suis pas fait pour occuper le Bureau ovale et je n’aurais jamais dû être là !». En fait, c’est son épouse Florence qui l’avait poussé dans cette voie et qui avait façonné sa carrière politique. La presse l’avait surnommée la «Duchesse» car elle passait pour être le pouvoir. Malgré cet aspect scabreux des choses, Harding avait signé d’excellentes réalisations :la semaine de 40 heures, l’amélioration du congé de maternité, la création d’un bureau du budget et une grande attention portée à la technologie.
Avant que d’être mis sur la sellette pour sa relation extraconjugale, (les ébats se déroulant souvent dans un coin du Bureau ovale) avec une jeune volontaire de la campagne présidentielle, le chef de l’Etat a réuni les reporters au National Press Club et a déclaré tout de go : —«Heureusement que je ne suis pas une femme ! Sinon j’aurais été tout le temps en état de grossesse, car je ne peux jamais dire non ! » Ce n’est ni une anecdote ni le synopsis d’un film inspiré de l’affaire Clinton-Lewinsky, mais une pure réalité, celle du 29e président des Etats-Unis, Warren Harding, qui prit le pouvoir en 1920 et mourut un an avant la fin de son mandat. Républicain et natif de l’Ohio, il s’était prononcé en faveur du régime sec et des droits prohibitifs sur les marchandises européennes. Son mandat a été...