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Actualités - Chronologie

Mode Ténéré (photo)

Créateurs et mannequins vivant côte à côte deux jours durant sous la tente. C’est le pari du Nigérien Alphadi, qui veut faire connaître «son» Afrique et contribuer à la lutte contre le sida. Rendez-vous à la mi-novembre, dans le désert. Le désert du Ténéré, au Niger, servira de décor, du 11 au 15 novembre, à un défilé de mode réunissant une trentaine de créateurs des pays du Sud et du Nord et une soixantaine de mannequins dans le cadre du premier Festival international de la mode africaine (FIMA). Le créateur nigérien Alphadi a choisi le site de Tiguidit, à une cinquantaine de kilomètres d’Agadez, pour ce premier FIMA dont il est l’initiateur et l’organisateur. «Le Ténéré est un endroit fantastique, féerique, l’endroit où je suis né, où quand un bijou tombe à terre on le voit et quand une belle fille passe on la remarque», a déclaré ce célèbre styliste, lors d’une conférence de presse à Abidjan. Azzedine Alaïa, Christian Lacroix, Kenzo, Thierry Mugler et Yves Saint-Laurent font partie de la dizaine de créateurs du Nord qui ont accepté de participer à ce FIMA, aux côtés de stylistes africains comme Angy Bell, Katoucha, Nawal Assad, Pathé O, ou Xuly Bët. Les festivaliers seront logés sous 850 tentes, construites par les femmes touarègues, plantées en plein désert, et vivront pendant deux nuits «dans les conditions des Africains», a expliqué Alphadi. Le but de cette manifestation, qui devrait réunir un millier de personnes, est de «tisser des liens entre la mode africaine et occidentale, entre les mannequins africains et les agences du Nord», a expliqué Alphadi. Opéra du désert «L’Afrique ne peut pas être seulement un marché et brader sa créativité», a-t-il ajouté, insistant sur les revenus que les pays africains pouvaient tirer de l’industrie de la mode. «Nous devons montrer au monde qu’en Afrique aussi il y a un savoir-faire», a-t-il poursuivi. Durant les quatre jours du festival auront lieu plusieurs manifestations, notamment une fantasia, spectacle de chevaux et de chameaux à Agadez, un «opéra du désert» par des peuls, des bororos et des touaregs, ethnies peuplant le désert, ainsi que trois conférences ayant pour thème l’économie de la mode, la paix et la lutte contre le sida. «Les artistes ont un rôle essentiel à jouer dans la lutte contre le sida», a estimé Alphadi. Le créateur a annoncé qu’une partie des fonds recueillis pendant le FIMA serait utilisée pour acheter des médicaments destinés aux Nigériens atteints de cette maladie. Il a insisté sur le rôle que ce festival pouvait donner à la reprise du tourisme au Niger, interrompu pendant près de sept ans pour cause de rébellion targuie. «Le meilleur exemple de cette nouvelle culture de paix est notre ministre du Tourisme, Rhissa Boula, ancien chef de la rébellion», a-t-il ajouté. Ce festival, qui devrait se dérouler tous les deux ans, a reçu entre autres le soutien de l’UNESCO, de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), de l’Union européenne, des coopérations française, gabonaise et chinoise, ainsi que de nombreux sponsors privés dont Yves Saint-Laurent.
Créateurs et mannequins vivant côte à côte deux jours durant sous la tente. C’est le pari du Nigérien Alphadi, qui veut faire connaître «son» Afrique et contribuer à la lutte contre le sida. Rendez-vous à la mi-novembre, dans le désert. Le désert du Ténéré, au Niger, servira de décor, du 11 au 15 novembre, à un défilé de mode réunissant une trentaine de créateurs des pays du Sud et du Nord et une soixantaine de mannequins dans le cadre du premier Festival international de la mode africaine (FIMA). Le créateur nigérien Alphadi a choisi le site de Tiguidit, à une cinquantaine de kilomètres d’Agadez, pour ce premier FIMA dont il est l’initiateur et l’organisateur. «Le Ténéré est un endroit fantastique, féerique, l’endroit où je suis né, où quand un bijou tombe à terre on le voit et quand une...