Les quelque 60,5 millions d’électeurs allemands ont chacun deux voix pour élire leurs députés au Bundestag, selon un système complexe alliant la proportionnelle au suffrage universel direct à un tour. La première voix est destinée à élire au suffrage universel direct à un tour un député dans chacune des 328 circonscriptions électorales. Le candidat qui remporte le plus de voix est élu, même s’il n’a pas la majorité absolue, et la moitié des parlementaires du Bundestag est élue de cette manière. Mais, c’est la deuxième voix de chaque électeur qui détermine le rapport de forces entre les différents partis politiques. Avec cette 2e voix, les électeurs votent en faveur d’une liste de candidats, avec ordre préférentiel, présentée dans chaque Land par les 33 formations dont la candidature a été validée par la Commission électorale nationale. En fonction des voix obtenues par les différentes listes, on calcule à la proportionnelle le nombre de sièges de députés auquel a droit chaque parti. Ainsi, si une formation, à la proportionnelle, a droit à 200 députés, on vérifie d’abord combien de mandats directs elle a obtenu dans les 328 circonscriptions et l’on complète avec les premiers noms inscrits sur la liste. Si le nombre des mandats directs obtenus dépasse le nombre de sièges auxquels pourrait prétendre un parti en fonction de la proportionnelle, il conserve ses mandats directs excédentaires et le nombre d’élus des autres listes est alors ajusté à la hausse pour respecter les résultats de la proportionnelle. Le nombre total de sièges au Bundestag s’en trouve alors augmenté. Ainsi, en 1994, le nombre des députés avait dû être porté à 672 alors que la composition théorique du Bundestag était de 656. Pour être représenté au Bundestag, un parti doit satisfaire au moins l’une des deux conditions suivantes : obtenir 5% des voix à la proportionnelle sur le plan national ou trois mandats directs. Une clause issue tout droit des leçons tirées de l’effondrement de la République de Weimar et du triomphe nazi en 1933 : elle vise à assurer une majorité parlementaire et à éviter l’émiettement du paysage politique allemand. Avec ce système électoral, original, un électeur peut tout à la fois voter avec sa première voix pour le candidat de son choix et, avec sa seconde, en faveur du parti, parfois différent, qu’il veut voir gouverner.
Les quelque 60,5 millions d’électeurs allemands ont chacun deux voix pour élire leurs députés au Bundestag, selon un système complexe alliant la proportionnelle au suffrage universel direct à un tour. La première voix est destinée à élire au suffrage universel direct à un tour un député dans chacune des 328 circonscriptions électorales. Le candidat qui remporte le plus de voix est élu, même s’il n’a pas la majorité absolue, et la moitié des parlementaires du Bundestag est élue de cette manière. Mais, c’est la deuxième voix de chaque électeur qui détermine le rapport de forces entre les différents partis politiques. Avec cette 2e voix, les électeurs votent en faveur d’une liste de candidats, avec ordre préférentiel, présentée dans chaque Land par les 33 formations dont la candidature a été validée...
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