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Actualités - Chronologie

Vers la restructuration du sport italien

La démission de Mario Pescante, le patron du sport italien, de la présidence du Comité national olympique italien (CONI) à la suite des rumeurs de dopage dans le «calcio», championnat italien de football, ouvre la voie à une restructuration du sport dans la péninsule. «Avec Pescante se conclut l’ère du CONI omniprésent et omnipotent», écrit mardi le quotidien romain, «La Repubblica». Mario Pescante «paie le premier pour le scandale du dopage, mais en réalité c’est la fin d’un monde», titre en une le quotidien sportif «Corriere Dello Sport». «Il a suffi de 50 jours d’enquête d’un procureur de Turin pour qu’un monde impuni pendant 25 ans s’écroule d’un seul coup», ajoute le journal. Pour la presse italienne, qui réclame d’autres mesures pour assainir le monde du sport, cette démission est une tentative pour éviter au CONI une mise sous tutelle du gouvernement. «Face à l’hypothèse d’une mise sous tutelle politique, le sommet du sport italien a fait pression pour pousser Pescante à démissionner (...) pour garantir l’autonomie» du CONI, estime le quotidien «Corriere Della Sera». Le numéro deux du gouvernement italien en charge du portefeuille ministériel des Sports, Walter Veltroni, n’a pas voulu commenter le départ de M. Pescante faisant savoir qu’il attendait les conclusions de la commission d’enquête mise en place par ses soins. Cette commission, présidée par un juriste réputé, Federico Grosso, doit rendre son rapport le 24 octobre. Le gouvernement dans l’arène Le gouvernement est descendu dans l’arène après les révélations d’irrégularités dans les contrôles antidopage du laboratoire national de l’Aqua Acetosa (Rome) dépendant du CONI. Son patron avait reconnu ne contrôler que 30 à 40% des échantillons d’urine des footballeurs dont les dossiers ont été en outre détruits. M. Veltroni avait réagi très vigoureusement parlant de «sale histoire» et promettant d’aller «jusqu’au bout» en annonçant la création de cette commission d’enquête. La justice poursuit également ses enquêtes. Trois dossiers ont été ouverts par les parquets de Rome, Turin et Bologne. Pour la première fois dans l’histoire du «calcio» des contrôles antidopage ont été effectués sous la houlette de la justice. Dimanche, à l’issue du match Turin-Conseza, le procureur de Turin, Raffaele Guarinielli, a envoyé des inspecteurs pour vérifier la réalisation effective et réglementaire des contrôles. «Il faut changer les mentalités, non les têtes. Ce n’est pas un problème bureaucratique. Le changement doit venir de nous qui faisons le football», a pour sa part estimé mardi l’entraîneur de l’AS Rome, le Tchèque Zdenek Zeman, l’homme par qui le scandale est arrivé. L’affaire du dopage dans le football a éclaté l’été dernier avec ses déclarations mettant en cause des joueurs vedette de la Juventus de Turin. Le 13 octobre, la démission de Mario Pescante sera ratifiée lors d’un conseil extraordinaire du CONI qui aura alors 60 jours pour procéder à une nouvelle élection. Mais selon le quotidien sportif, «La Gazzettza Dello Sport», «la seule démission de Pescante donne un cadre déformé de la vérité», «le CONI est responsable en bloc de ce scandale, du comité exécutif dans son ensemble jusqu’à la Fédération de football». M. Pescante garde son mandat au Comité international olympique (CIO) où il est élu à vie et ne peut être destitué qu’en cas de manquement gravissime et celui de secrétaire général des Comités olympiques européens où il a été élu il y a un an pour quatre ans, a-t-on indiqué mardi au CONI à Rome.
La démission de Mario Pescante, le patron du sport italien, de la présidence du Comité national olympique italien (CONI) à la suite des rumeurs de dopage dans le «calcio», championnat italien de football, ouvre la voie à une restructuration du sport dans la péninsule. «Avec Pescante se conclut l’ère du CONI omniprésent et omnipotent», écrit mardi le quotidien romain, «La Repubblica». Mario Pescante «paie le premier pour le scandale du dopage, mais en réalité c’est la fin d’un monde», titre en une le quotidien sportif «Corriere Dello Sport». «Il a suffi de 50 jours d’enquête d’un procureur de Turin pour qu’un monde impuni pendant 25 ans s’écroule d’un seul coup», ajoute le journal. Pour la presse italienne, qui réclame d’autres mesures pour assainir le monde du sport, cette démission est une...