Le président du comité national olympique italien (CONI), Mario Pescante, 61 ans, a démissionné de son poste lundi soir, a annoncé le CONI, suprême instance du sport italien. Pressé de toute part, attaqué par plusieurs de ses «pairs», critiqué par le vice-président du Conseil, également ministre des Sports, Walter Veltroni, Mario Pescante a préféré démissionner même s’il a souligné qu’il ne se sentait «pas responsable» des affaires de dopage qui secouent le sport italien, notamment le football. «Ma décision est irrévocable. Je veux redonner toute sa sérénité à un milieu (sportif) qui s’est trouvé au centre d’une affaire qui me paraît surestimée», a-t-il dit, très ému, au cours d’une conférence de presse dans les locaux du CONI à Rome. «Je communiquerai ma décision au comité directeur jeudi et remettrai mon mandat au prochain conseil national du 13 octobre», a-t-il précisé. Secrétaire général du CONI depuis le 3 mai 1973, M. Pescante avait été élu à la présidence le 30 juillet 1993, il y a cinq ans et trois mois. Le conseil national du CONI, réuni il y a quelques jours, lui avait unanimement renouvelé sa confiance. Tous les présidents de Fédération, dont celui du football, Luciano Nizzola avaient dans un bel ensemble conservé leur confiance en leur chef, niant sa responsabilité et admettant que seule la Fédération de médecine sportive du professeur Giorgio Santilli, destitué au lendemain de la réunion du conseil national, était responsable de la crise. L’affaire qui secoue le sport italien a éclaté cet été après les déclarations de l’entraîneur du club de football de l’AS Rome, Zdenek Zeman qui avait évoqué dans la presse des affaires de dopage dans le football italien. Les parquets de Rome, Turin et Bologne ont ouvert des enquêtes judiciaires à la suite de ces révélations. Le laboratoire romain de l’Aqua Acetosa a admis que 30 à 40% seulement des échantillons d’urine des footballeurs étaient soumis au contrôle antidopage pour la détection des stéroïdes anabolisants. (AFP)
Le président du comité national olympique italien (CONI), Mario Pescante, 61 ans, a démissionné de son poste lundi soir, a annoncé le CONI, suprême instance du sport italien. Pressé de toute part, attaqué par plusieurs de ses «pairs», critiqué par le vice-président du Conseil, également ministre des Sports, Walter Veltroni, Mario Pescante a préféré démissionner même s’il a souligné qu’il ne se sentait «pas responsable» des affaires de dopage qui secouent le sport italien, notamment le football. «Ma décision est irrévocable. Je veux redonner toute sa sérénité à un milieu (sportif) qui s’est trouvé au centre d’une affaire qui me paraît surestimée», a-t-il dit, très ému, au cours d’une conférence de presse dans les locaux du CONI à Rome. «Je communiquerai ma décision au comité directeur...
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