Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Réunion de Zurich

Sous le thème de «la famille», Joseph Blatter, président de la Fédération internationale de football (FIFA), a réaffirmé le week-end dernier à Zurich l’autorité de l’organisme mondial sur les compétitions. Evoquant «les entités extérieures qui essaient de nous priver de ce qu’il y a de meilleur», M. Blatter visait essentiellement les promoteurs du projet de la Superligue européenne, associant 18 grands clubs et des chaînes de télévision. «C’est inconcevable à notre éthique professionnelle. Le football est avant tout éducation. La question de lucre n’a pas de place dans la pensée du président», a souligné Sepp Blatter. Le président de la FIFA a ainsi manié la carotte et le bâton envers ceux qui voudraient se soustraire à «la structure familiale et pyramidale». «Nous ne voulons pas de confrontation, mais instaurer un dialogue. Et décider des problèmes avec nos partenaires, les fédérations, les ligues et les clubs», a déclaré le successeur de Joao Havelange. mais il a averti: «Tout un chacun peut faire ce qu’il veut mais pas au sein de la FIFA». Plus menaçant, il a ajouté: «La dernière mesure que pourrait prendre la FIFA serait de suspendre l’association nationale» dont un club rejoindrait la Superligue. En fait, cette sanction ultime viserait une Fédération qui n’aurait pas sanctionné le ou les clubs coupables de sécession. Ce discours paternaliste et une attitude que certains, au sein du comité exécutif, ont jugé «pas assez ferme», composent les lignes directrices de la stratégie actuelle de M. Blatter. Sur le sujet Superligue, la FIFA s’en remet d’ailleurs à l’Union européenne de football (UEFA), qui a créé son groupe de travail, lequel se réunira le 2 octobre à Genève. Bras de fer D’ailleurs, concernant la Coupe des confédérations, organisée du 8 ou 20 janvier à Mexico et Guadalajara, la confrontation entre la FIFA et l’UEFA pourrait s’envenimer à Bruxelles, où l’Union des Ligues professionnelles européennes réitérera probablement son refus de libérer les joueurs brésiliens et français. Rappelant que «les autres confédérations s’opposaient à la suppression de cette compétition», M. Blatter s’est voulu rassurant.«J’ai dit dialogue, discussion. On trouver un modus vivendi». Le président demandera aux clubs d’être compréhensifs et aux sélections «de ne pas trop tirer sur la corde». Autre concession: «La mise à disposition des sélectionnés a été ramenée à 3 ou 4 jours avant le début des compétitions». Pour rester sur le terrain de l’Europe et du football, une délégation de la FIFA, conduite par son président, se déplacera bientôt à Bruxelles pour y rencontrer les autorités de l’Union Européenne. Le cas Bosman, la Superligue et la récente mise en demeure concernant la billetterie du Mondial-98 seront évoquées. Michel Platini secrétaire de la commission du football Michel Platini a été nommé secrétaire de la commission du footbal créée par la FIFA. Cette commission, présidée par l’Espagnol Angel Villar, président de la fédération espagnole, comprendra notamment quelques grands joueurs du présent et du passé, dont Pelé. Cette nouvelle fonction du coprésident de France-98 ne préjuge en rien de celle qui lui sera attribuée d’ici la fin de l’année par le président de la FIFA, Sepp Blatter. «Le poste que j’occuperai, une sorte de directeur exécutif des sports, devrait être officialisé d’ici la fin de l’année», a précisé Michel Platini qui n’était pas à Zurich, puisque ne faisant pas partie du comité exécutif de la FIFA. Il n’y a aucun problème avec M. Blatter avec lequel je me suis encore entretenu récemment. Simplement, il faut lui laisser le temps de mettre en place son nouvel organigramme». Par ailleurs, les différentes commissions permanentes de la FIFA ont été constituées pour la nouvelle période statutaire courant jusqu’à l’an 2002. Parmi les présidents des commissions, Julio Grondona (Arg) reste à la tête de la commission d’organisation de la Coupe du monde et Senes Erzik (Tur) prend la direction de la commission des arbitres, David Will (Eco) devenant président de la commission desassociations nationales. (AFP)
Sous le thème de «la famille», Joseph Blatter, président de la Fédération internationale de football (FIFA), a réaffirmé le week-end dernier à Zurich l’autorité de l’organisme mondial sur les compétitions. Evoquant «les entités extérieures qui essaient de nous priver de ce qu’il y a de meilleur», M. Blatter visait essentiellement les promoteurs du projet de la Superligue européenne, associant 18 grands clubs et des chaînes de télévision. «C’est inconcevable à notre éthique professionnelle. Le football est avant tout éducation. La question de lucre n’a pas de place dans la pensée du président», a souligné Sepp Blatter. Le président de la FIFA a ainsi manié la carotte et le bâton envers ceux qui voudraient se soustraire à «la structure familiale et pyramidale». «Nous ne voulons pas de...