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Actualités - Communiques Et Declarations

Abdo Kahi : n'attaquons pas pour détruire

Citant Michel Serres, le sociologue et chercheur Abdo Kahi définit le nouveau programme scolaire comme «un contact permanent avec le savoir». «Il a remis du mouvement dans l’éducation», souligne-t-il. C’est qu’à l’aube du troisième millénaire, le problème qui se pose est de «savoir comment gérer l’abondance du savoir et non la rareté du savoir», dit-il. La fin du XXe siècle apporte avec elle de nombreux changements à tous les niveaux et il serait important «d’impulser un mouvement de révision ; c’est ce que le CNRDP a fait», affirme M. Kahi. Ayant participé à l’élaboration du nouveau programme scolaire, M. Kahi estime que cette «initiative courageuse» est une tentative des responsables «de se rapprocher de la jeunesse de demain et de se pencher sur ses problèmes et ses besoins». C’est effectivement ce qui a été fait au niveau de l’école publique qui n’est plus désormais synonyme «d’école d’Etat», mais d’établissement destiné à «favoriser l’égalité des chances», insiste-t-il. Si M. Kahi est enthousiasmé par le nouveau programme, il demeure cependant réticent quant à la compétence des enseignants. «Il faut être calme, indique-t-il, il n’est pas facile de changer des êtres habitués à une certaine façon de transmettre l’information». Une véritable formation des professeurs nécessite, selon lui, «dix ans». Entre-temps, «je m’attends à davantage de sens critique, et à moins d’attaques pour détruire». Et de conclure: «En impulsant un nouveau mouvement, on peut commettre des erreurs. L’important est d’y parer et de poursuivre le mouvement. Il s’agit de comprendre les causes véritables des mutations de la société et de répondre à ces mutations par une structuration. C’est la règle de la cité».
Citant Michel Serres, le sociologue et chercheur Abdo Kahi définit le nouveau programme scolaire comme «un contact permanent avec le savoir». «Il a remis du mouvement dans l’éducation», souligne-t-il. C’est qu’à l’aube du troisième millénaire, le problème qui se pose est de «savoir comment gérer l’abondance du savoir et non la rareté du savoir», dit-il. La fin du XXe siècle apporte avec elle de nombreux changements à tous les niveaux et il serait important «d’impulser un mouvement de révision ; c’est ce que le CNRDP a fait», affirme M. Kahi. Ayant participé à l’élaboration du nouveau programme scolaire, M. Kahi estime que cette «initiative courageuse» est une tentative des responsables «de se rapprocher de la jeunesse de demain et de se pencher sur ses problèmes et ses besoins». C’est...