Il est faux de penser que le monde est plongé dans la récession, a affirmé Hans Tietmeyer, président de la Bundesbank. L’appel à une intervention de Banques centrales en réponse aux turbulences sur les marchés des changes est «trop simpliste», a-t-il ajouté. «La situation monétaire au Japon, aux États-Unis et en Europe continentale est sans doute complètement différente et l’état des économies réelles diverge également», a-t-il déclaré lors d’un discours à Vienne. «Toute intervention monétaire qui ne serait pas basée sur l’économie réelle ne ferait qu’aggraver les incertitudes sur les marchés financiers», a-t-il poursuivi. La stabilité des taux de change est clairement utile et souhaitable mais doit refléter les réalités économiques. «Ils (les taux de changes) ne peuvent pas faire l’objet d’une décision politique, ils doivent être obtenus par le biais de la convergence des politiques dans les pays concernés», a-t-il souligné. Le principe s’applique également au mécanisme MCE-2, qui devrait contribuer à un certain niveau de convergence entre les pays qui participeront à l’euro à partir du 1er janvier et ceux de l’Union européenne qui resteront en dehors. Hans Tietmeyer a ajouté par ailleurs que la Bundesbank continuerait sa politique de stabilité sur les taux d’intérêt tant qu’aucune information suffisante ne viendra justifier un changement. «Nous, en Allemagne, poursuivrons notre politique de stabilité, a-t-il dit. Cela ne signifie pas que nous sommes inactifs. Nous surveillons l’évolution de la situation et prendrons notre décision lorsque nous aurons (suffisamment) d’informations». Concernant la tourmente financière internationale, le président de la Banque centrale allemande a dit que les politiques monétaires ne pouvaient pas résoudre des problèmes apparus ailleurs. Pour sortir de l’ornière, on doit s’attaquer à la crise en profondeur, en traitant les questions des budgets, des mécanismes de surveillance et des systèmes légaux. Cela signifie que les principaux programmes financiers pourraient aggraver les crises plutôt que les résoudre. Le Fonds monétaire international (FMI) devrait recevoir un financement via une hausse normale des quotas des pays membres, a poursuivi Tietmeyer, appelant les États-Unis à donner leur feu vert à leur participation au renflouement de l’organisation internationale. «Je suis d’avis que le FMI doit recevoir un financement approprié, mais cela ne devrait pas se faire par la petite porte via les Accords généraux sur les crédits (GAB) et des Nouveaux accords sur les crédits (NAB)», a-t-il ajouté. Il a également salué la hausse de la demande intérieure dans la zone euro.
Il est faux de penser que le monde est plongé dans la récession, a affirmé Hans Tietmeyer, président de la Bundesbank. L’appel à une intervention de Banques centrales en réponse aux turbulences sur les marchés des changes est «trop simpliste», a-t-il ajouté. «La situation monétaire au Japon, aux États-Unis et en Europe continentale est sans doute complètement différente et l’état des économies réelles diverge également», a-t-il déclaré lors d’un discours à Vienne. «Toute intervention monétaire qui ne serait pas basée sur l’économie réelle ne ferait qu’aggraver les incertitudes sur les marchés financiers», a-t-il poursuivi. La stabilité des taux de change est clairement utile et souhaitable mais doit refléter les réalités économiques. «Ils (les taux de changes) ne peuvent pas faire l’objet...
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