Clinton invité à témoigner devant le Congrès, s'il le souhaite
le 24 septembre 1998 à 00h00
Le président Bill Clinton sera invité à témoigner devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants s’il le souhaite, a affirmé le président républicain de cette commission, Henry Hyde. «Je ne l’inviterai pas. Nous ne voulons pas l’embarrasser. Mais s’il souhaite témoigner, nous l’écouterons certainement», a déclaré M. Hyde à la presse. Si le président ne devait pas témoigner en personne, ses avocats seraient invités à le faire, a dit en substance M. Hyde. Ils pourraient alors participer, comme l’avaient fait les avocats du président Richard Nixon en 1973-74, à une enquête préalable de la commission pour décider s’il y a lieu d’ouvrir une procédure en destitution contre le président, a-t-il ajouté. Le leader républicain a estimé qu’un vote à la Chambre pour autoriser l’ouverture d’une enquête préliminaire par sa commission aurait lieu début octobre. Interrogé sur un éventuel compromis avec M. Clinton qui accepterait un vote de réprimande du Congrès pour échapper à la destitution, M. Hyde s’est refusé à toute hypothèse, affirmant: «Il est tout à fait prématuré de parler de cela». Ce serait éventuellement au Sénat de décider d’une sanction, a encore laissé entendre M. Hyde. Une sanction? Absolument La Chambre peut voter une motion de destitution à l’encontre du président, mais il appartient au Sénat de l’accepter. Le sénateur Tom Daschle, leader de la minorité démocrate au Sénat et allié de Bill Clinton, a estimé que le président devait faire l’objet d’une sanction pour son rôle dans l’affaire Lewinsky. M. Daschle, qui la semaine dernière avait critiqué le président pour son manque de sincérité devant la justice, s’est refusé à évoquer la destitution ou un autre type de sanction. Mais, interrogé par la presse sur l’opportunité d’une punition, il a répondu: «Absolument». «Je pense qu’il y en aura une», a-t-il ajouté. Les alliés démocrates du président évoquent avec insistance la possibilité pour le Congrès de voter une motion de «censure» (réprimande) à l’encontre du président, associée éventuellement à une amende de 4,4 millions de dollars, pour éviter sa destitution. Le montant de l’amende représente le coût de l’enquête menée par le procureur Kenneth Starr sur l’affaire Lewinsky. La commission judiciaire de la Chambre doit se réunir à nouveau jeudi pour approuver la diffusion au public des derniers éléments du rapport présenté par le procureur Kenneth Starr. Elle se propose de censurer quelques éléments d’information sans réel rapport avec l’affaire en cours ou touchant à l’identité de témoins indirectement concernés par cette affaire. (AFP)
Le président Bill Clinton sera invité à témoigner devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants s’il le souhaite, a affirmé le président républicain de cette commission, Henry Hyde. «Je ne l’inviterai pas. Nous ne voulons pas l’embarrasser. Mais s’il souhaite témoigner, nous l’écouterons certainement», a déclaré M. Hyde à la presse. Si le président ne devait pas témoigner en personne, ses avocats seraient invités à le faire, a dit en substance M. Hyde. Ils pourraient alors participer, comme l’avaient fait les avocats du président Richard Nixon en 1973-74, à une enquête préalable de la commission pour décider s’il y a lieu d’ouvrir une procédure en destitution contre le président, a-t-il ajouté. Le leader républicain a estimé qu’un vote à la Chambre pour autoriser...
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