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Actualités - Chronologie

Les dirigeants étrangers s'inquiètent

Plusieurs dirigeants étrangers se sont inquiétés des conséquences sur la présidence des Etats-Unis, première puissance mondiale, de l’affaire Clinton-Lewinsky, exprimant leur indignation face au déballage médiatique qui l’entoure. Après la diffusion lundi par les grandes chaînes de télévision américaines du témoignage sous serment du président Bill Clinton sur ses relations avec Monica Lewinsky, le chancelier allemand Helmut Kohl a jugé «totalement insupportable» la manière «dont on discute de cela sur la place publique». Mais c’est encore «une toute autre question que de voir mis en pièces le poste le plus important au monde», a déclaré M. Kohl dans la soirée, après avoir déjà estimé dans une interview lundi que ce déballage était «à vomir». «Il est fâcheux que le pouvoir de la première puissance mondiale se paie un débat de politique intérieure comme s’il ne se passait rien de dramatique dans le monde», avait ajouté le chancelier, citant en exemples les «turbulences sur les marchés financiers» ou la «guerre civile au Kosovo». Le président sud-africain Nelson Mandela a pour sa part rappelé lundi à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU que M. Clinton était «le leader du pays le plus puissant du monde». Sentiment visiblement partagé par les représentants des 185 Etats membres de l’ONU réunis à New York pour cette assemblée qui, fait exceptionnel, ont accueilli M. Clinton par une ovation début. Présent à New York, le chef de la diplomatie française, Hubert Védrine, a qualifié de «maccarthysme renforcé par du voyeurisme» la diffusion de la vidéo du témoignage de M. Clinton. A Paris, le premier ministre français Lionel Jospin a souligné «le sens du respect dû à chacun», un principe dont il a souhaité qu’il soit aussi sauvegardé «de l’autre côté de l’Atlantique». L’ancien chef du gouvernement chrétien-démocrate et sénateur italien Giulio Andreotti a lui aussi pris la défense de M. Clinton en dénonçant «l’hypocrisie» entourant l’affaire Lewinsky. «Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre», a déclaré M. Andreotti, rappelant aux Américains une citation de la Bible. Actuellement à New York, le vice-président du Conseil italien, Walter Veltroni, a estimé qu’il était «absurde de faire un procès télévisé». «Un système qui se paie le luxe de mettre son chef d’Etat sous les feux d’une sévère enquête, au milieu de complexes situations nationales et internationales, démontre soit une grande confiance en soi-même, soit qu’il est en train de perdre le sens des réalités», jugeait Trabajadores, un journal officiel du régime cubain pourtant toujours en froid avec Washington. Et d’en appeler à la «sagesse populaire» des Américains invités à «découvrir que derrière les graves accusations de parjure et d’obstruction à la justice il y a une conspiration des forces ultra-conservatrices» contre le président Clinton.
Plusieurs dirigeants étrangers se sont inquiétés des conséquences sur la présidence des Etats-Unis, première puissance mondiale, de l’affaire Clinton-Lewinsky, exprimant leur indignation face au déballage médiatique qui l’entoure. Après la diffusion lundi par les grandes chaînes de télévision américaines du témoignage sous serment du président Bill Clinton sur ses relations avec Monica Lewinsky, le chancelier allemand Helmut Kohl a jugé «totalement insupportable» la manière «dont on discute de cela sur la place publique». Mais c’est encore «une toute autre question que de voir mis en pièces le poste le plus important au monde», a déclaré M. Kohl dans la soirée, après avoir déjà estimé dans une interview lundi que ce déballage était «à vomir». «Il est fâcheux que le pouvoir de la première...