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Actualités - Chronologie

Une liaison passée au crible

Sentimentale, profondément éprise de Bill Clinton, se souvenant parfaitement des détails de ses rencontres avec le président américain: un portrait contrasté se dégage des témoignages de Monica Lewinsky devant la justice, rendus publics lundi. La liaison entre le président des Etats-Unis et celle qui était à l’époque une jeune stagiaire de la Maison-Blanche a littéralement été passée au crible par les membres du grand jury (Chambre de mise en accusation). Les témoignages de Monica Lewinsky réalisés les 6 et 20 août, plus une déposition devant les collègues de Kenneth Starr faite le 26 août représentent à eux seuls plusieurs centaines de pages des annexes au rapport du procureur indépendant qui ont été rendues publiques lundi par la commission judiciaire de la Chambre des représentants. Se déclarant «nerveuse» et expliquant prendre des médicaments affectant sa mémoire proche, la jeune femme décrit dans son témoignage du 6 août les moindres détails intimes de ses relations avec le président Clinton. Ses interlocuteurs l’obligent souvent à répondre «oui» et non pas «Mm-mm» lorsque les questions deviennent trop précises ou scabreuses. Tout a commencé par un échange de regards, le 9 août 1995. Monica Lewinsky décrit comment elle croisa, ce jour-là, le regard du président Clinton, lors d’une cérémonie sur la pelouse de la Maison-Blanche, suivie, le lendemain, d’une autre rencontre. «C’est une personne charismatique et par conséquent, quand il m’a serré la main, il y a eu un contact intense». La jeune femme explique alors s’engager dans une période de «flirt intense» avec le président, lui donnant son nom lorsqu’elle a l’occasion de le croiser ou lui lançant quelques mots. Les premiers contacts sexuels auront lieu le 15 novembre 1995, dans un petit bureau du président Clinton. Elle expliquera avoir pratiqué ce jour-là «tout jusqu’à la fellation». «Il ne voulait pas...» Interrogée sur la définition des relations sexuelles présentée par les avocats de Paula Jones, elle assurera à plusieurs reprises que ses contacts physiques avec le président américain entraient dans le cadre de cette définition. Mais elle expliquera qu’il n’y a pas eu pénétration. «Le président ne voulait pas... Je n’en étais pas heureuse». La plupart des contacts se sont déroulés dans un couloir de la Maison-Blanche, car il ne comportait pas de fenêtres, ajoute-t-elle, et aucun rapport sexuel ne s’est passé dans le bureau ovale même. En dépit de ses affirmations sur ses problèmes de mémoire, Monica Lewinsky fournit avec une remarquable précision les dates de ses rencontres avec le président Clinton et ce qui s’y est passé. L’idylle est désormais établie. Les deux amants échangent «plaisanteries» et souvenirs sur leurs enfances respectives, elle lui conseille des «idées stupides» sur la façon de conduire l’administration. «J’y repense et il me faisait toujours sourire lorsque j’étais avec lui... Il était radieux».
Sentimentale, profondément éprise de Bill Clinton, se souvenant parfaitement des détails de ses rencontres avec le président américain: un portrait contrasté se dégage des témoignages de Monica Lewinsky devant la justice, rendus publics lundi. La liaison entre le président des Etats-Unis et celle qui était à l’époque une jeune stagiaire de la Maison-Blanche a littéralement été passée au crible par les membres du grand jury (Chambre de mise en accusation). Les témoignages de Monica Lewinsky réalisés les 6 et 20 août, plus une déposition devant les collègues de Kenneth Starr faite le 26 août représentent à eux seuls plusieurs centaines de pages des annexes au rapport du procureur indépendant qui ont été rendues publiques lundi par la commission judiciaire de la Chambre des représentants. Se déclarant...