Un policier tchèque entre dans son ordinateur les données d’une voiture suspecte. Quelques minutes plus tard, sur son écran comme sur celui d’un commissariat de Bucarest, une alarme clignote: le véhicule, dérobé en Roumanie quelques mois plus tôt, a été repéré. Dans le combat contre le trafic international de voitures, Interpol mise sur l’informatique avec pour cheval de bataille sa base de données centralisant les fichiers nationaux de véhicules volés, baptisée ASF. Depuis sa mise en service l’an dernier, 40 pays, sur les 177 membres de l’organisation policière, ont rejoint ASF, qui répertoriait au premier septembre 1.158.151 véhicules dans les ordinateurs du siège d’Interpol à Lyon (France). La France, la Belgique et les Pays-Bas sont en train de prendre des mesures pour s’y connecter. «C’est un outil très performant», juge Denis Talarmin, un des responsables du projet. Chaque pays peut en effet se servir d’ASF à sa guise. Et si les pays européens forment les gros bataillons des utilisateurs, c’est l’Afrique du Sud qui est premier «contributeur», avec près de 525.000 véhicules signalés. Car la police sud-africaine utilise le système en boucle, comme un fichier national. L’architecture informatique permet ainsi d’effectuer des recherches soit via le bureau national d’Interpol dans chaque pays, soit directement, de base de données à base de données. «Pour peu qu’un informaticien mette les protocoles au point, la plupart des pays préfèrent cette solution», relève M. Talarmin. Plusieurs données peuvent être saisies par véhicules, mais seul le numéro de châssis est obligatoire, étant «le plus difficilement falsifiable». Aucune indication nominative n’est acceptée. Le système génère automatiquement des alarmes («hits») à chaque réponse positive, alertant le pays «demandeur» comme le pays «fournisseur» d’information. Et tout véhicule volé à l’étranger est automatiquement signalé à son pays d’immatriculation. En août dernier, 310 alarmes ont été enregistrées pour plus de 6.000 recherches. Reste à évaluer l’incidence concrète d’ASF. «Nous ne savons pas toujours ce qui se passe derrière les alarmes», concède M. Talarmin. «Mais nous estimons que notre travail se borne à mettre les pays en contact». (AFP)
Un policier tchèque entre dans son ordinateur les données d’une voiture suspecte. Quelques minutes plus tard, sur son écran comme sur celui d’un commissariat de Bucarest, une alarme clignote: le véhicule, dérobé en Roumanie quelques mois plus tôt, a été repéré. Dans le combat contre le trafic international de voitures, Interpol mise sur l’informatique avec pour cheval de bataille sa base de données centralisant les fichiers nationaux de véhicules volés, baptisée ASF. Depuis sa mise en service l’an dernier, 40 pays, sur les 177 membres de l’organisation policière, ont rejoint ASF, qui répertoriait au premier septembre 1.158.151 véhicules dans les ordinateurs du siège d’Interpol à Lyon (France). La France, la Belgique et les Pays-Bas sont en train de prendre des mesures pour s’y connecter. «C’est un...
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