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Actualités - Chronologie

L'ONU dénonce l'usage excessif de la force par les Serbes

Un haut responsable de l’ONU a dénoncé dans la nuit de lundi à mardi «l’usage démesuré de la force» par le gouvernement serbe au Kosovo, tandis que le président yougoslave Slobodan Milosevic a affirmé qu’il n’y avait pas de «catastrophe humanitaire» dans la province. «On ne peut s’empêcher de soupçonner que l’objectif (des forces serbes) n’était pas seulement de frapper l’UCK (Armée de libération du Kosovo), mais aussi d’empêcher le retour de la population» dans les villages, a déclaré Jiri Dienstbier, rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme. «Il existe des preuves que des biens ont été incendiés et pillés après les combats et le gouvernement doit faire cesser cette pratique», a-t-il dit, soulignant qu’«il y a encore des gens (vivant) à ciel ouvert». Selon M. Dienstbier, «de nombreux civils ont été contraints d’abandonner leurs villages jeudi et vendredi, à l’est de Kosovska Mitrovica» (nord) en raison des combats entre forces serbes et l’UCK. «Sans une solution rapide, la situation peut se transformer en une énorme catastrophe humanitaire», a-t-il averti, appelant «les parties à cesser immédiatement les violences et à engager un dialogue inconditionnel». Recevant le médiateur américain Christopher Hill, M. Milosevic a déclaré que «l’expression catastrophe humanitaire ne correspond pas à la réalité et n’est qu’un prétexte pour continuer à faire pression» sur la Yougoslavie (RFY — Serbie et Monténégro). Un «grand nombre» de déplacés ont «regagné leurs foyers» et les mesures prises par le gouvernement «permettent une normalisation accélérée de la situation», selon M. Milosevic, qui a appelé les Kosovars à «renouer immédiatement le dialogue» avec Belgrade. Dans une interview publiée à Pristina, M. Hill s’est déclaré «optimiste» quant aux perspectives d’un accord intérimaire entre Belgrade et les Albanais sur le statut du Kosovo, bien qu’il soit extrêmement difficile, a-t-il dit, de négocier alors que des villages brûlent et que des gens sont contraints de fuir leurs foyers. M. Milosevic a également affirmé que «le terrorisme (albanais) a été défait au Kosovo», lors d’un entretien avec Nikolaï Afanassievsky, vice-ministre russe des Affaires étrangères. La RFY est soumise, a-t-il dit, «à une campagne et des pressions sans précédent, uniquement parce qu’elle défend sa souveraineté, son intégrité territoriale et ses citoyens contre des assauts terroristes sur une partie de son territoire». A Strasbourg, Leni Fischer, présidente de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, a réclamé «le retrait immédiat des troupes serbes» du Kosovo. «C’est une guerre contre des civils, nous savons qui sont les responsables, ce sont les dirigeants serbes», a accusé Mme Fischer, qualifiant la situation au Kosovo de «gravement préoccupante». Elle a estimé que «rien n’avait été fait à Belgrade» pour régler pacifiquement la crise et que c’est la raison pour laquelle l’Assemblée n’avait invité à sa session d’automne aucun représentant du gouvernement yougoslave. A Pristina, chef-lieu du Kosovo, Adem Demaçi, 68 ans, représentant politique de l’UCK, a annoncé qu’il avait été contraint de se retirer «provisoirement» de la vie publique sur le conseil de ses médecins. Selon les analystes locaux, le retrait de M. Demaçi, principal rival du «président» kosovar Ibrahim Rugova, pourrait être dû à l’échec de ses efforts pour défendre la cause de l’UCK auprès de la communauté internationale. (AFP-Reuters)
Un haut responsable de l’ONU a dénoncé dans la nuit de lundi à mardi «l’usage démesuré de la force» par le gouvernement serbe au Kosovo, tandis que le président yougoslave Slobodan Milosevic a affirmé qu’il n’y avait pas de «catastrophe humanitaire» dans la province. «On ne peut s’empêcher de soupçonner que l’objectif (des forces serbes) n’était pas seulement de frapper l’UCK (Armée de libération du Kosovo), mais aussi d’empêcher le retour de la population» dans les villages, a déclaré Jiri Dienstbier, rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme. «Il existe des preuves que des biens ont été incendiés et pillés après les combats et le gouvernement doit faire cesser cette pratique», a-t-il dit, soulignant qu’«il y a encore des gens (vivant) à ciel ouvert». Selon M....