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Actualités - Conferences Internationales

Mobilisation internationale contre le blanchiment d'argent

Quelque 500 personnes — policiers, représentants d’institutions financières ou d’agences gouvernementales — venues de 44 pays sont réunies depuis lundi pour trois jours à Montréal pour étudier les nouvelles technologies pouvant aider au blanchiment de l’argent et essayer de développer des partenariats pour la lutte contre ce phénomène. Cette «conférence internationale sur le blanchiment d’argent» a été organisée à l’initiative de la GRC (Gendarmerie royale du Canada). C’est une «action stratégique», car «l’échange de renseignements entre les intervenants de tous les secteurs est un élément majeur de solution à ce problème», a souligné Yves Duguay, inspecteur de la GRC et responsable de la rencontre. «La technologie et la coopération internationale peuvent être notre talon d’Achille, ou au contraire des armes dans notre combat contre le crime organisé», a dit encore M. Duguay en ouverture de la conférence. Il a souligné à cet égard que le crime organisé «prend avantage des législations différentes d’un pays à l’autre». Il a émis le souhait que les participants «renouvellent l’appel de Genève» lancé par plusieurs magistrats européens en 1996, qui avaient demandé une abolition des paradis fiscaux et une amélioration du système d’entraide judiciaire. «Chaque fois qu’une enquête dépasse le cadre national, il nous faut passer par le ministère pour demander une entraide judiciaire, et ça prend au mieux plusieurs semaines», a précisé M. Duguay. Il a reconnu aussi que l’appel de Genève était resté sans conséquence pratique, mais qu’il espérait qu’à force de le «relancer» — en demandant en outre qu’il soit étendu au monde entier —, il «finirait par avoir des conséquences». Jacques Saada, secrétaire parlementaire du ministre canadien de la Justice, a souligné pour sa part que «la répression du blanchiment était un élément essentiel de lutte contre le crime organisé», puisqu’elle supprime «l’arme économique du crime». Il a indiqué que la valeur des fonds illicites blanchis chaque année au Canada était estimée entre 5 à 17 milliards de dollars canadiens (3,25 à 11 milliards de dollars), alors que seulement 40 millions de dollars canadiens (26 M de dollars) étaient effectivement saisis. Selon le Programme des Nations Unies sur le contrôle des drogues, les sommes blanchies chaque année dans le monde entier avoisineraient 400 milliards de dollars. (AFP - Reuters)
Quelque 500 personnes — policiers, représentants d’institutions financières ou d’agences gouvernementales — venues de 44 pays sont réunies depuis lundi pour trois jours à Montréal pour étudier les nouvelles technologies pouvant aider au blanchiment de l’argent et essayer de développer des partenariats pour la lutte contre ce phénomène. Cette «conférence internationale sur le blanchiment d’argent» a été organisée à l’initiative de la GRC (Gendarmerie royale du Canada). C’est une «action stratégique», car «l’échange de renseignements entre les intervenants de tous les secteurs est un élément majeur de solution à ce problème», a souligné Yves Duguay, inspecteur de la GRC et responsable de la rencontre. «La technologie et la coopération internationale peuvent être notre talon d’Achille, ou au...