Présidentielle algérienne : le pouvoir promet des élections libres
le 23 septembre 1998 à 00h00
Le général Mohamed Lamari, chef d’état-major de l’armée algérienne, promet des élections libres pour la succession de Liamine Zéroual à la présidence algérienne, en février prochain. «Dorénavant, l’accès au pouvoir par le biais d’élections libres sera une pratique irréversible», écrit-il dans un article publié par le mensuel de l’armée, el-Djeich (l’armée), et repris lundi par les médias algériens. Politologues et diplomates occidentaux analysent pourtant l’annonce de la démission de Zéroual et la tenue d’une élection présidentielle anticipée en février prochain comme le résultat d’une lutte de clan au sein du pouvoir algérien autour de l’attitude à avoir face aux islamistes armés et de l’état économique du pays. Mais le général Lamari rejette ces interprétations, qu’il qualifie de «scénarios de mauvais augure tramés par les ennemis de l’Algérie», et assure que l’armée respectera le choix du peuple. «La décision du président (Liamine Zéroual) qui a été élu (en 1995) avec une large majorité a pris en considération le principe de l’alternance du pouvoir afin d’introduire dans les pratiques politiques de nouveaux comportements et des attitudes responsables», affirme-t-il. «Votre respect et votre défense de la démocratie, de l’état de droit et la justice sociale constituent notre préoccupation en tant que membres d’une armée républicaine», poursuit-il. De nombreux politologues algériens interprétaient lundi ces propos comme une tentative de sortir les milieux politiques de l’état de choc dans lequel les a plongés l’annonce surprise de Liamine Zéroual, le 11 septembre dernier. Mais ils s’interrogent également sur la sincérité du général Lamari en particulier, et de l’armée en général qui domine la vie politique algérienne depuis l’indépendance, en 1962. «Est-ce que les dirigeants militaires, qui contrôlent dans les faits le pouvoir depuis l’indépendance, mèneront une politique non interventionniste sur l’issue du prochain scrutin?», se demande ainsi l’éditorialiste d’el-Watan. (Reuters)
Le général Mohamed Lamari, chef d’état-major de l’armée algérienne, promet des élections libres pour la succession de Liamine Zéroual à la présidence algérienne, en février prochain. «Dorénavant, l’accès au pouvoir par le biais d’élections libres sera une pratique irréversible», écrit-il dans un article publié par le mensuel de l’armée, el-Djeich (l’armée), et repris lundi par les médias algériens. Politologues et diplomates occidentaux analysent pourtant l’annonce de la démission de Zéroual et la tenue d’une élection présidentielle anticipée en février prochain comme le résultat d’une lutte de clan au sein du pouvoir algérien autour de l’attitude à avoir face aux islamistes armés et de l’état économique du pays. Mais le général Lamari rejette ces interprétations, qu’il...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.