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Actualités - Chronologie

Un Soderbergh plus grand public à Deauville

Dans «Out of Sight» (Hors d’atteinte), Steven Soderbergh mêle le polar et l’humour, après avoir tiré la leçon de ses deux précédents films, des échecs sur le plan commercial. Steven Soderbergh, le cinéaste prodige de «Sex, Lies and Vidéos», était déjà venu à Deauville voici deux ans pour présenter «Schizopolis». Il avait dit alors n’être pas très satisfait de son film précédent, «A fleur de peau», un polar tout esthétique. Mais il appréciait en revanche la liberté de ton et l’humour qu’il avait pu déployer dans «Schizopolis». Le public ne s’était retrouvé ni dans l’un, ni dans l’autre. «Out of Sight» est distribué par une «major» (Universal) et compte à son générique George Clooney et la «bombe latino» Jennifer Lopez. Prié de dire si «Out of Sight» tirait parti des deux longs métrages précédents, Soderbergh a répondu, en conférence de presse: «Certainement, j’ai tenu compte des leçons, des erreurs et des expériences de ces deux films. Si j’avais fait «Hors d’atteinte» après «A fleur de peau», je me serais sans doute fourvoyé». Les premières minutes de «Hors d’atteinte» prouvent que le réalisateur de «Kafka» n’a rien perdu de sa maîtrise. Cette intrigue policière tourne autour d’un braqueur de banques non violent mais récidiviste (George Clooney) et d’un agent du FBI (Jennifer Lopez). Ils font connaissance dans le coffre d’une voiture au cours d’une nouvelle évasion rocambolesque de Clooney. Au fil de l’histoire et de ses protagonistes, une idylle se noue. Clooney retournera en prison, après un vol de diamants manqué dont le dénouement sanglant tient du vaudeville. Mais la fin reste ouverte, son convoyeur n’étant autre que l’agent Lopez. Anti-héros «La tradition de l’anti-héros est ancienne dans le cinéma américain mais elle a pris de l’élan avec la nouvelle génération des années 60 et 70», a expliqué Soderbergh. «Cette période du cinéma m’attire beaucoup parce qu’il est plus intéressant de faire un film sur ce type de personnage». Certains journalistes ont trouvé que «Hors d’atteinte» rappelait parfois la patte de Quentin Tarantino. «A mon avis, c’est plus proche de Godard que de Tarantino, avec une liberté, un style, les attitudes des premières œuvres de Godard», s’est défendu Soderbergh. Tiré d’un roman d’Elmore Leonard, le film de Soderbergh en emprunte la vivacité de ton et l’humour ravageur au sein d’une construction savante bâtie sur plusieurs retours en arrière. Il semble qu’outre-Atlantique, le film ait été perçu comme une chance pour Soderbergh de renouer avec le succès et pour Clooney de faire enfin un gros succès dans un film, surtout après le flop mémorable du dernier «Batman». Un nom qui à lui seul suffit à faire grincer des dents le médecin de «E.R.». ««Batman» a été un échec pour de multiples raisons», a-t-il dit simplement, lors de la même conférence de presse, ajoutant qu’il ne servait à rien de montrer du doigt tel ou tel. «Je voulais vraiment faire ce film (celui de Soderbergh). J’avais besoin de me concentrer davantage sur des projets qui m’intéressaient vraiment». «George a abordé ce film en sachant exactement comment interpréter (son personnage) Jack Foley, a renchéri Soderbergh. Je ne me souviens pas d’avoir eu de longues conversations (préparatoires) sur quoi que ce soit du film, si ce n’est pour la nourriture». (Reuters)
Dans «Out of Sight» (Hors d’atteinte), Steven Soderbergh mêle le polar et l’humour, après avoir tiré la leçon de ses deux précédents films, des échecs sur le plan commercial. Steven Soderbergh, le cinéaste prodige de «Sex, Lies and Vidéos», était déjà venu à Deauville voici deux ans pour présenter «Schizopolis». Il avait dit alors n’être pas très satisfait de son film précédent, «A fleur de peau», un polar tout esthétique. Mais il appréciait en revanche la liberté de ton et l’humour qu’il avait pu déployer dans «Schizopolis». Le public ne s’était retrouvé ni dans l’un, ni dans l’autre. «Out of Sight» est distribué par une «major» (Universal) et compte à son générique George Clooney et la «bombe latino» Jennifer Lopez. Prié de dire si «Out of Sight» tirait parti des deux...