Bill Clinton, aujourd’hui très affaibli par l’affaire Lewinsky, a depuis le début de l’année multiplié les interventions, niant d’abord toute relation avec l’ancienne stagiaire de la Maison-Blanche avant de l’admettre et de s’en excuser publiquement. — Le 17 janvier, Bill Clinton comparaît devant les avocats de Paula Jones, qui l’accuse de harcèlement sexuel. «Je n’ai jamais eu de relations sexuelles avec Monica Lewinsky. Je n’ai jamais eu de liaison avec elle», déclare-t-il, très déterminé. — Le 22 janvier, en compagnie d’un Yasser Arafat qui sourit aux photographes, le président continue de nier. Il ne peut désormais plus apparaître en public sans que la question de ses frasques ne soit soulevée. — Le 26 janvier, il déclare à la télévision: «Je vais le dire une nouvelle fois. Je n’ai jamais eu de relation sexuelle avec cette femme, Mlle Lewinsky. Je n’ai jamais demandé à quiconque de mentir, pas une seule fois, jamais». — Le 31 juillet, alors que Kenneth Starr a multiplié les auditions et lentement accrédité la thèse de cette relation, Bill Clinton intervient à la fin d’un discours sur l’économie. Il ne nie, ni n’avoue. Mais veut en finir. «Personne ne veut plus que moi que cette affaire soit derrière nous, sauf peut-être le reste du peuple américain. J’attends avec impatience (…) l’opportunité de témoigner». — Le 17 août, c’est chose faite. Le président passe trois heures à répondre aux questions du procureur. Puis apparaît sur CNN, assis dans un fauteuil de la salle des cartes de la Maison-Blanche, les mains jointes, la mine contrite mais le verbe haut. Il déclare notamment, mi-dramatique, mi-ridicule: «J’ai bien eu une relation avec Mlle Lewinsky qui n’était pas convenable. En fait, c’était une erreur. Cela constitue une très grave erreur de jugement et un manquement personnel de ma part. (…) Maintenant, cette affaire ne relève que de moi, des deux personnes que j’aime le plus, ma femme et notre fille, et notre Dieu». — Le 4 septembre, Bill Clinton est à Dublin. Mais le débat sur les détails de sa sexualité transcende désormais les frontières de l’Etat fédéral. Il sait que beaucoup d’Américains lui reprochent l’absence d’excuses fermes et franches. Pour la première fois, il déclare: «Je suis profondément désolé. C’est tout ce que je peux dire. Je ne peux être en désaccord avec quiconque voudrait exprimer des critiques sur une situation dont j’ai déjà dit qu’elle était inappropriée». — Le 9 septembre, il demande aux dirigeants du Parti démocrate de lui pardonner. Puis, lors d’une réunion de collecte de fonds pour son parti, il avoue: «J’ai laissé tomber ma famille, j’ai laissé tomber ce pays. Je suis déterminé à regagner la confiance» des Américains. Le président ne cache pas sa souffrance et avoue en substance son impuissance… à contrôler ses pulsions. «Mais je suis en train d’essayer de rectifier cela et je suis déterminé à ne pas laisser cela se reproduire. Je demande votre compréhension et votre pardon». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Bill Clinton, aujourd’hui très affaibli par l’affaire Lewinsky, a depuis le début de l’année multiplié les interventions, niant d’abord toute relation avec l’ancienne stagiaire de la Maison-Blanche avant de l’admettre et de s’en excuser publiquement. — Le 17 janvier, Bill Clinton comparaît devant les avocats de Paula Jones, qui l’accuse de harcèlement sexuel. «Je n’ai jamais eu de relations sexuelles avec Monica Lewinsky. Je n’ai jamais eu de liaison avec elle», déclare-t-il, très déterminé. — Le 22 janvier, en compagnie d’un Yasser Arafat qui sourit aux photographes, le président continue de nier. Il ne peut désormais plus apparaître en public sans que la question de ses frasques ne soit soulevée. — Le 26 janvier, il déclare à la télévision: «Je vais le dire une nouvelle fois. Je n’ai...