Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Quand Primakov vantait le New Deal rooseveltien

Evgueni Primakov est un adepte du New Deal américain qui a permis aux Etats-Unis de sortir de la grande dépression de 1929. Dans un discours prononcé le 25 juin dernier devant l’Institut royal des affaires internationales de Londres, celui qui n’était alors que ministre des Affaires étrangères avait tracé les grandes lignes de ses convictions en matière économique. Il avait notamment déploré que Moscou mette trop l’accent sur la stabilité financière au détriment de la croissance économique. Dans son intervention, qui pourrait fournir de précieux indices sur la politique économique du futur chef du gouvernement russe, l’ancien patron des services de contre-espionnage soviétiques reconverti dans la diplomatie avait déclaré: «Nous n’avons pas accordé assez d’attention à la croissance économique parce qu’à la demande du fonds monétaire international, nous avons mis l’accent sur la stabilité financière en matière de macro-économie. Il n’est pas question de revenir au passé mais nous pourrions tirer profit des enseignements des Etats-Unis», avait-il dit. «Pendant la phase de redressement consécutive à la Grande Dépression, le président Franklin Roosevelt a pris un certain nombre de mesures publiques touchant à la fiscalité qui ont bénéficié au secteur industriel. Ce sont des choses dont nous pourrions nous inspirer», avait affirmé l’actuel chef de la diplomatie russe. M. Primakov, qui a obtenu un diplôme de docteur en sciences économiques à l’époque de l’Union Soviétique mais n’est pas, à proprement parler, un économiste ou un gestionnaire, avait également souhaité que la Russie ne se limite pas à être un exportateur de matières premières mais s’intègre pleinement aux échanges économiques internationaux. (Reuters)
Evgueni Primakov est un adepte du New Deal américain qui a permis aux Etats-Unis de sortir de la grande dépression de 1929. Dans un discours prononcé le 25 juin dernier devant l’Institut royal des affaires internationales de Londres, celui qui n’était alors que ministre des Affaires étrangères avait tracé les grandes lignes de ses convictions en matière économique. Il avait notamment déploré que Moscou mette trop l’accent sur la stabilité financière au détriment de la croissance économique. Dans son intervention, qui pourrait fournir de précieux indices sur la politique économique du futur chef du gouvernement russe, l’ancien patron des services de contre-espionnage soviétiques reconverti dans la diplomatie avait déclaré: «Nous n’avons pas accordé assez d’attention à la croissance économique parce...