La 8e Coupe du monde d’athlétisme dévoilera trois jours durant, à partir de vendredi à Johannesburg, ses charmes désuets pour clore une saison 1998 de transition. Dans un désert de personnalités, l’Américaine Marion Jones aura la lourde tâche de tenter d’accrocher de l’intérêt à une manifestation mal programmée et boudée par une grande partie des vedettes mondiales du sport olympique No1. Heureusement pour le spectacle, la compagne du lanceur de poids américain CJ Hunter a décidé de se multiplier. 100 m, 200 m, longueur et peut-être relais seront au menu de la star, ce qui constituera un avant-goût du défi olympique qu’elle s’est fixé aux Jeux olympiques de Sydney, en l’an 2000: glaner cinq médailles d’or. Marion Jones se dit fatiguée. Mais elle souhaite terminer «sur une bonne note». En temps normal, au summum de sa condition, un record du monde aurait pu être envisagé sur 100 mètres (10 sec 49 par sa compatriote Florence Griffith-Joyner) d’autant que l’altitude (1700 m), une piste ultra rapide et des conditions climatiques excellentes constitueraient les meilleures alliées. Hélas, la saison a été longue. Toutefois, son entraîneur Trevor Graham voit sa protégée «entre 10,5 et 10,6». Frankie Fredericks, saturé lui aussi, pourrait bien tirer profit du site, sur 200 m. «C’est une des meilleures pistes du monde», témoigne le Namibien qui sera une des rares vedettes dans un stade où l’on espère approcher quotidiennement 40.000 spectateurs. A priori l’Afrique et les Etats-Unis En l’absence de l’Ethiopien Haile Gebreselassie (non repêché après son forfait des championnats d’Afrique) qui aurait bien voulu se produire ici même au titre de l’admiration portée au président sud-africain Nelson Mandela, les Cubains Javier Sotomayor (hauteur) et Ivan Pedroso (longueur), le Russe Maksim Tarasov (perche) ou les Kenyans Daniel Komen (5.000 m) et Japhet Kimutai (800 m) et le Nigérian Seun Ogunkoya (100 m) seront les porte-drapeaux du monde de la pointe. Côté féminin, les Russes Svetlana Masterkova, double championne olympique (800 et 1500 m) et Irina Privalova (100 m), la Jamaïcaine Deon Hemmings (400 m haies) et l’Allemande Heike Drechsler (longueur) seront les plus sûres ambassadrices. Qui succédera à l’Afrique et à l’Europe, respectivement lauréats chez les hommes et chez les femmes de la dernière édition, en 1994 à Londres? La cascade d’absences rend hasardeuse toute tentative de pronostics pour cette compétition mettant en présence les cinq continents, les Etats-Unis, l’Allemagne, ainsi que la Grande-Bretagne (hommes) et la Russie (dames) à raison d’un athlète par formation. Mais, a priori, une nouvelle fois l’Afrique (messieurs) et les Etats-Unis (dames), en raison de l’incontournable Marion Jones au sein de l’équipe de la bannière étoilée, jouissent de préjugés favorables. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La 8e Coupe du monde d’athlétisme dévoilera trois jours durant, à partir de vendredi à Johannesburg, ses charmes désuets pour clore une saison 1998 de transition. Dans un désert de personnalités, l’Américaine Marion Jones aura la lourde tâche de tenter d’accrocher de l’intérêt à une manifestation mal programmée et boudée par une grande partie des vedettes mondiales du sport olympique No1. Heureusement pour le spectacle, la compagne du lanceur de poids américain CJ Hunter a décidé de se multiplier. 100 m, 200 m, longueur et peut-être relais seront au menu de la star, ce qui constituera un avant-goût du défi olympique qu’elle s’est fixé aux Jeux olympiques de Sydney, en l’an 2000: glaner cinq médailles d’or. Marion Jones se dit fatiguée. Mais elle souhaite terminer «sur une bonne note». En temps...