La crédibilité des Etats-Unis à l’étranger a été ébranlée par l’affaire Monica Lewinsky, affirment des membres républicains du Congrès particulièrement critiques envers la Maison-Blanche. «La crédibilité américaine est en question à travers le monde», a affirmé le sénateur républicain Sam Brownback lors d’une audition au Congrès. «Nous souffrons d’un manque de leadership et de crédibilité à la Maison-Blanche», a ajouté le sénateur du Kansas, faisant allusion aux difficultés du président. L’audition, organisée par une sous-commission des Affaires étrangères, portait officiellement sur la politique américaine vis-à-vis de l’Irak. Mais il était clair que pour les républicains qui contrôlent le Congrès, il s’agissait de mettre l’accent sur d’apparentes contradictions de la politique étrangère américaine à la lumière de récentes accusations formulées par Scott Ritter, un ancien inspecteur de l’UNSCOM, l’organisme de l’ONU chargé de la surveillance du désarmement en Irak. Lors d’une audition la semaine dernière au Congrès, M. Ritter avait accusé les gouvernements américain et britannique de duplicité. Londres et Washington affichent publiquement une position de fermeté vis-à-vis de l’Irak, mais ils ont bloqué les inspections de l’ONU en juillet et août pour éviter une crise ouverte avec le régime de Bagdad, selon M. Ritter. Bagdad refuse depuis début août de coopérer avec les inspecteurs de l’ONU et le Conseil de Sécurité a adopté mercredi soir une résolution suspendant sine die l’examen automatique des sanctions contre l’Irak jusqu’à ce que Bagdad revienne sur sa décision. Martin Indyk, secrétaire d’Etat adjoint responsable pour le Proche-Orient, avait déclaré lors de son audition que cette résolution était imminente. Lors d’un discours devant l’American Legion à la Nouvelle-Orléans, Mme Albright s’est évertuée à dissiper l’impression que l’Amérique soit devenue plus accommodante envers le régime irakien. «Si l’Irak tente de sortir des limites stratégiques qui lui sont imposées», par exemple en reconstituant ses armes nucléaires ou bactériologiques, «notre réponse sera rapide et ferme», a-t-elle assuré. «Nous n’avons renoncé à aucune option, y compris la force militaire», a-t-elle affirmé, en soulignant le renforcement récent des capacités d’intervention de l’armée américaine dans le Golfe. Plusieurs autres républicains ont eux aussi récemment critiqué «les dérives» diplomatiques du gouvernement du président Clinton, estimant insuffisants les efforts prodigués pour endiguer la course aux armements de régimes tels ceux de la Corée du Nord et de l’Iran. «Nous autres, au gouvernement, devons dire ce que nous pensons et faire ce que nous disons. Ce n’a pas été le cas récemment en matière de politique étrangère et de défense», affirmait mardi le président de la commission sénatoriale des forces armées, Strom Thurmond.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La crédibilité des Etats-Unis à l’étranger a été ébranlée par l’affaire Monica Lewinsky, affirment des membres républicains du Congrès particulièrement critiques envers la Maison-Blanche. «La crédibilité américaine est en question à travers le monde», a affirmé le sénateur républicain Sam Brownback lors d’une audition au Congrès. «Nous souffrons d’un manque de leadership et de crédibilité à la Maison-Blanche», a ajouté le sénateur du Kansas, faisant allusion aux difficultés du président. L’audition, organisée par une sous-commission des Affaires étrangères, portait officiellement sur la politique américaine vis-à-vis de l’Irak. Mais il était clair que pour les républicains qui contrôlent le Congrès, il s’agissait de mettre l’accent sur d’apparentes contradictions de la politique...