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Actualités - Chronologie

Ross compte poursuivre sa navette en week end

Les Israéliens espèrent que les Palestiniens répondront à leur exigence de lutter contre le «terrorisme» et d’abolir la charte de l’OLP. Le premier ministre Benjamin Netanyahu a rappelé cette double condition en recevant l’émissaire américain Dennis Ross. Ce dernier doit poursuivre sa navette entre les deux parties et il est probable qu’il consacrera le week-end à tenter d’arracher un accord sur un retrait militaire en Cisjordanie, ce qui permettrait de relancer le processus de paix, bloqué depuis des mois. Grippé, le chef du gouvernement israélien a reçu M. Ross à son domicile. A l’issue de l’entretien, celui-ci s’est contenté d’indiquer que la rencontre avait été «utile», avant de s’entretenir en fin de journée avec le chef de l’Etat hébreu Ezer Weizman, qui devait déclarer par la suite aux journalistes: «Je ne suis pas optimiste sur le processus de paix». Selon la radio militaire, M. Ross a pressé M. Netanyahu d’annoncer publiquement qu’il soutient la proposition américaine d’un retrait militaire israélien de 13% en Cisjordanie, qui a pris des mois de retard. M. Arafat a entériné la proposition américaine, bien que le retrait envisagé soit très inférieur aux 30% qu’il demandait. M. Netanyahu a accepté le principe d’un tel retrait le mois dernier, mais il a posé toute une série de conditions jugées inacceptables par les Palestiniens. Il a notamment exigé que sur les 13, trois pour cent soient déclarés «réserves naturelles» dans lesquelles les questions de sécurité ainsi que la délivrance des permis de construire resteraient du ressort des autorités israéliennes. Interrogé par l’AFP, M. David Bar-Illan, porte-parole de M. Netanyahu, a pour sa part souligné qu’«il ne suffit pas que les Palestiniens acceptent le plan américain, encore faut-il qu’ils respectent leurs engagements de mener une guerre contre le terrorisme et annulent la Charte palestinienne». Israël exige que les 600 membres du Conseil national palestinien (CNP, plus haute instance de l’OLP) annulent les articles de la Charte appelant à la destruction de l’Etat d’Israël. M. Arafat a rejeté cette demande en rappelant que le CNP avait déjà supprimé ces articles incriminés en 1996. Pas de «fragmentation» Le numéro deux de l’OLP Mahmoud Abbas (Abou Mazen) s’est déclaré «encouragé» à l’issue d’un entretien de près de trois heures avec M. Ross, révélant qu’une nouvelle rencontre Ross-Arafat interviendrait dans la journée d’aujourd’hui vendredi. Le négociateur palestinien en chef Saëb Erakat a souligné que «les Palestiniens ne permettront pas que l’initiative de paix américaine soit fragmentée». «M. Arafat a indiqué à M. Ross qu’il faut, selon lui, considérer le plan américain comme un tout indivisible. Cela signifie qu’Israël doit procéder à un premier, un deuxième et un troisième retraits militaire en Cisjordanie, stopper ses actions unilatérales et accepter un arrangement sécuritaire permettant l’application des accords», a poursuivi M. Erakat. «Nous, les Palestiniens, disons à nouveau «oui» à l’initiative américaine et insistons pour que le processus de paix soit remis sur rails. Nous croyons que le meilleur moyen pour y parvenir est d’obtenir un «oui» très clair de M. Netanyahu au plan américain», a-t-il conclu. Prudent, M. Ross, qui était rentré bredouille de sa dernière navette il y a quatre mois, s’est contenté d’affirmer après sa rencontre avec M. Arafat qu’il était venu pour tenter de combler les divergences. «Il est crucial que nous remettions le processus de paix sur les rails et que nous restaurions la confiance mutuelle. Nous découvrirons que les questions les plus difficiles peuvent être résolues si la confiance existe, et que dans le cas contraire même les problèmes les plus insignifiants sont très difficiles à résoudre», a constaté le diplomate américain.
Les Israéliens espèrent que les Palestiniens répondront à leur exigence de lutter contre le «terrorisme» et d’abolir la charte de l’OLP. Le premier ministre Benjamin Netanyahu a rappelé cette double condition en recevant l’émissaire américain Dennis Ross. Ce dernier doit poursuivre sa navette entre les deux parties et il est probable qu’il consacrera le week-end à tenter d’arracher un accord sur un retrait militaire en Cisjordanie, ce qui permettrait de relancer le processus de paix, bloqué depuis des mois. Grippé, le chef du gouvernement israélien a reçu M. Ross à son domicile. A l’issue de l’entretien, celui-ci s’est contenté d’indiquer que la rencontre avait été «utile», avant de s’entretenir en fin de journée avec le chef de l’Etat hébreu Ezer Weizman, qui devait déclarer par la suite aux...