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Actualités - Chronologie

Congrès puritain

Bien que «jolies au superlatif, tant en minijupe qu’en jeans», les femmes députés ne seront plus admises dans cette tenue dans l’hémicycle de la chambre basse du Congrès colombien, a décrété son président Emilio Martinez. La décision, qui a causé une vive émotion dans les milieux parlementaires et de la presse, vise à «mettre de l’ordre dans l’enceinte la plus élevée de la démocratie colombienne», a précisé le président, d’appartenance libérale, ajoutant que «Messieurs les députés sont priés, eux, de mettre une cravate et un veston». «Il suffit d’être dans le ton sobre exigé par le sérieux de la fonction», a-t-il enfin ajouté. La mesure s’applique aussi à toutes les fonctionnaires, secrétaires et autres de la Chambre basse. Le Sénat, lui, où siègent plusieurs femmes réputées – outre leur sérieux et leur talent oratoire – pour leur jeunesse et leurs minijupes, n’est pas concerné: son porte-parole a, en revanche, appelé la semaine dernière les illustres membres «del Senado Nacional» à user d’un langage «moins agressif et de mots plus modérés». (AFP, Reuters)
Bien que «jolies au superlatif, tant en minijupe qu’en jeans», les femmes députés ne seront plus admises dans cette tenue dans l’hémicycle de la chambre basse du Congrès colombien, a décrété son président Emilio Martinez. La décision, qui a causé une vive émotion dans les milieux parlementaires et de la presse, vise à «mettre de l’ordre dans l’enceinte la plus élevée de la démocratie colombienne», a précisé le président, d’appartenance libérale, ajoutant que «Messieurs les députés sont priés, eux, de mettre une cravate et un veston». «Il suffit d’être dans le ton sobre exigé par le sérieux de la fonction», a-t-il enfin ajouté. La mesure s’applique aussi à toutes les fonctionnaires, secrétaires et autres de la Chambre basse. Le Sénat, lui, où siègent plusieurs femmes réputées –...