Liam Neeson sera un maître Jedi dans le prochain avatar des «Star Wars» et pour lui cette série de films née voici plus de vingt ans dans l’esprit de George Lucas a valeur de mythe. Quant à la raison pour laquelle le producteur-cinéaste américain, proche de Steven Spielberg, l’a choisi pour ce rôle, l’acteur irlandais n’en sait rien. Interrogé à ce sujet il répond: Je ne veux pas le savoir». Liam Neeson était, la semaine dernière, membre du jury du festival de Deauville, lequel devait décider du vainqueur de la compétition qui opposait dix films américains indépendants. Ewan McGregor en faisait également partie. Il se trouve par ailleurs que l’acteur écossais jouera le rôle de l’élève du maître Jedi Neeson. Neeson s’est montré discret quant aux détails pratiques de la prochaine trilogie «Star Wars». «Je ne peux pas vous le dire», a-t-il ainsi répondu à un journaliste qui lui demandait s’il avait signé pour les trois films. Il a préféré s’étendre sur les aspects mythologiques de cette saga spatiale, dont les trois prochains volets seront, dans l’histoire, antérieurs aux trois déjà connus. «Je suis depuis toujours un fan de ‘Star Wars’ et de George Lucas, que je considère comme un conteur d’exception, à l’image de Spielberg», a-t-il dit. «Le grand cinéma c’est du mythe et dans ‘Star Wars’ tout particulièrement, Lucas a distillé toutes les grandes sagas mythologiques de l’Occident et les a réinterprétées pour un public de cinéma». De plus, «d’un point de vue technique, on n’aura jamais vu ça; les studios de Lucas sont vraiment de ce point de vue à l’avant-garde». Un Jedi est en quelque sorte un maître d’armes de l’espace, susceptible peut-être de renvoyer Liam Neeson à sa jeunesse, quand il apprenait la boxe. La seule chose qui soit, à son sens, plus terrifiante que monter sur un ring, c’est monter sur scène. Héritage pugilistique qu’il a légué à ses enfants, aux seules fins de défense. Le cas Kurozawa «Etre frappé par quelqu’un, c’est vraiment très étrange, psychologiquement. Ça l’est tout autant de frapper quelqu’un (...). C’est barbare, je sais mais en l’âme de chacun, il y a de la barbarie», a-t-il observé. Liam Neeson joue le rôle de Jean Valjean, dans la dernière version filmée des «Misérables», celle du cinéaste danois Bille August, qui fut projetée à Deauville. Après avoir vu l’interprétation qu’en avait tirée Claude Lelouch, Neeson a avoué qu’il s’interrogeait sur la nécessité de remettre ça. Il a alors plaisamment évoqué les risques de poursuite par les producteurs qu’il encourrait. «Alors, j’ai fait le film», a-t-il résumé. Neeson est convaincant en Valjean, de même que Geoffrey Rush – auquel il a rendu hommage – en Javert. Seul le film lui-même ne l’est pas. Les deux acteurs viennent de la scène et Neeson a en particulier terminé à Broadway une pièce sur Oscar Wilde («Judas Kiss»). C’est en toute modestie qu’il a évoqué les limitations qu’il se prête en tant que comédien de théâtre. Ainsi, il ne pense pas pouvoir se frotter à «Mademoiselle Julie», d’Auguste Strindberg, alors que son épouse, elle-même comédienne, souhaiterait apparemment jouer la pièce en duo. De Stanley Kowalski, personnage-phare de la scène et du cinéma américains (d’«Un tramway nommé désir», de Tennessee Williams), il ne pense pas pouvoir restituer l’«animalité». Marlon Brando en a donné une version de référence dans les années 50, sous la caméra d’Elia Kazan. Mais il n’en éprouve aucun regret. «J’ai bien de la chance d’avoir joué dans quelques films dont l’argument principal était le pouvoir de l’individu», a-t-il dit, saluant l’existence d’un festival tel que celui de Deauville où des indivualités peuvent s’exprimer, nonobstant tout jugement de valeur. Parmi ces films, il y a avant tout «Michael Collins», grande fresque épique peinte par son compatriote Neil Jordan sur ce héros national irlandais. Il s’est félicité que «Michael Collins» ait été le plus gros succès du box-office irlandais. Du moins jusqu’à «une certaine histoire de bateau». Neeson a dit n’avoir appris que le lendemain le décès du cinéaste japonais Akira Kurosawa. «J’en éprouve le plus profond regret, c’est évident», a-t-il déclaré. Il a ensuite révélé qu’à l’occasion du tournage de «The Schindler’s List», Spielberg avait considéré Akira Kurosawa comme l’un des trois grands cinéastes encore en vie, avec Stanley Kubrick. Il ne se souvenait pas du troisième. Lui-même, lors de la préparation de «Star Wars IV», a revu à plusieurs reprises «Les sept samouraïs». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Liam Neeson sera un maître Jedi dans le prochain avatar des «Star Wars» et pour lui cette série de films née voici plus de vingt ans dans l’esprit de George Lucas a valeur de mythe. Quant à la raison pour laquelle le producteur-cinéaste américain, proche de Steven Spielberg, l’a choisi pour ce rôle, l’acteur irlandais n’en sait rien. Interrogé à ce sujet il répond: Je ne veux pas le savoir». Liam Neeson était, la semaine dernière, membre du jury du festival de Deauville, lequel devait décider du vainqueur de la compétition qui opposait dix films américains indépendants. Ewan McGregor en faisait également partie. Il se trouve par ailleurs que l’acteur écossais jouera le rôle de l’élève du maître Jedi Neeson. Neeson s’est montré discret quant aux détails pratiques de la prochaine trilogie «Star...