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Actualités - Chronologie

Hillary, l'épouse et l'arme secrète

Dans la stratégie de l’émotion choisie par le président Bill Clinton, mis en danger par le rapport du procureur Kenneth Starr, son épouse Hillary pourrait se révéler l’arme secrète. Depuis la confession télévisée du président Clinton le 17 août sur sa relation «inconvenante» avec l’ancienne stagiaire de la Maison-Blanche Monica Lewinsky, son épouse Hillary, publiquement humiliée, avait d’abord choisi le silence. Seul un communiqué publié au lendemain des aveux de son époux avait réaffirmé que Mme Clinton «aimait son mari» et «tenait à son mariage», sans mentionner son infidélité. Mais dans l’ambiance de cataclysme politique que connaît aujourd’hui la Maison-Blanche après la livraison au Congrès du rapport explosif du procureur Kenneth Starr, de nombreux proches et conseillers du président ont commencé à faire pression pour qu’Hillary Clinton prenne publiquement fait et cause pour son époux. Certains conseillers des Clinton ne cachent pas, en privé, que seul le pardon public d’Hillary pouvait désormais aider l’Amérique à absoudre son président. Faute de prise de position publique, Mme Clinton accompagne son époux partout où elle le peut lors des cérémonies officielles, plus déterminée que jamais à ne pas se montrer diminuée par le scandale qui secoue la Maison-Blanche. Cette avocate de formation, âgée de 50 ans, n’a également rien changé à son programme chargé, allant d’écoles en inaugurations, de dîners mondains en visites officielles à l’étranger. Une absolution publique d’Hillary Clinton, qui a déjà beaucoup pardonné dans d’autres épreuves de sa vie privée et publique avec Bill Clinton depuis près de 25 ans, pèsera d’un poids d’autant plus lourd. Indirectement, M. Clinton a d’ailleurs fait appel au soutien jusqu’ici indéfectible de son épouse, en se déclarant «déterminé à regagner la confiance de ceux qui étaient à mes côtés en 1991, lorsque, personne à part ma mère et ma femme ne pensait que j’avais une chance d’être élu». Fière… Hillary Clinton a d’ailleurs apporté son soutien public la semaine dernière et à plusieurs reprises à son époux, soulignant qu’il voulait continuer «à travailler quotidiennement pour remplir sa mission» mais sans évoquer leurs problèmes personnels. «Je suis fière de sa façon de diriger (le pays), je suis fière de son engagement. Je suis fière de ce qu’il donne à notre pays et à chacun d’entre nous chaque jour par son engagement», a-t-elle également dit. Les sondages montrent que l’opinion publique la soutient, à l’heure de la pire humiliation. L’hebdomadaire Newsweek indiquait cette semaine que sa côte de popularité avait même grimpé de 52% le mois dernier à 59%. Mais derrière cette bravoure de façade, peu nombreux sont ceux qui se risquent à spéculer sur les sentiments véritables de Hillary Clinton. Selon des proches anonymes cités dans la presse américaine, elle aurait été anéantie par la confession de son époux sur sa relation avec Monica Lewinsky, ne quittant pas sa chambre pendant plusieurs jours et parlant uniquement à sa mère et à sa fille. Certains estiment toutefois que Mme Clinton ne rend pas service aux femmes en continuant à soutenir avec résignation un époux infidèle chronique. Susan Carpenter McMillan, porte-parole d’une coalition de femmes conservatrices et de Paula Jones, demandait même dans les colonnes du Los Angeles Times la démission de Hillary Clinton comme Première dame. Mme Clinton, «dont l’influence est indéniable», écrit-elle, doit «ou reconnaître qu’elle est une potiche qui tolère l’infidélité et une conduite immorale» et «aide à détruire le droit des femmes» ou «prendre la tête», en démissionnant, de «cette génération et la suivante de filles, de femmes et de mères». (AFP)
Dans la stratégie de l’émotion choisie par le président Bill Clinton, mis en danger par le rapport du procureur Kenneth Starr, son épouse Hillary pourrait se révéler l’arme secrète. Depuis la confession télévisée du président Clinton le 17 août sur sa relation «inconvenante» avec l’ancienne stagiaire de la Maison-Blanche Monica Lewinsky, son épouse Hillary, publiquement humiliée, avait d’abord choisi le silence. Seul un communiqué publié au lendemain des aveux de son époux avait réaffirmé que Mme Clinton «aimait son mari» et «tenait à son mariage», sans mentionner son infidélité. Mais dans l’ambiance de cataclysme politique que connaît aujourd’hui la Maison-Blanche après la livraison au Congrès du rapport explosif du procureur Kenneth Starr, de nombreux proches et conseillers du président ont...