Evoquant dans le cadre de l’interview à «L’Orient-Le Jour» le problème de l’indépendance de la magistrature, le secrétaire général de l’IDEF s’est montré particulièrement critique à l’égard de certains juges français qui harcèlent souvent les hommes politiques pour des raisons relativement futiles. M. Decheix précise d’emblée sur ce plan qu’il ne faudrait pas que le juge «soit imbu de son pouvoir de manière à se croire tout permis et à croire qu’il peut traîner dans la boue ceux qui font leur devoir». «Je pense notamment aux hommes politiques qui se dévouent pour la cause publique, souligne-t-il. Il existe, certes, des hommes politiques véreux, qui profitent de leur situation pour s’enrichir au maximum. Mais cela ne signifie pas qu’il faut que l’homme politique soit nécessairement pauvre. Pour donner un exemple, cela ne me choquerait pas qu’un ministre envoie son courrier personnel en utilisant les deniers publics. Ce qui me choquerait, en revanche, c’est qu’un responsable officiel commette une faute politique grave de conséquences». Et M. Decheix d’ajouter sur ce plan pour expliciter sa pensée à ce propos: «Ce que l’on demande à un homme politique, c’est d’être efficace. Sous les anciens régimes en France, on considérait souvent que lorsque l’Etat avait un grand serviteur, les profits qu’il apportait à son pays étaient bien supérieurs à tous les avantages matériels qu’il pouvait récolter. Imaginez l’homme politique français qui nous aurait évité la guerre de 1914 ou l’homme politique allemand qui aurait évité la guerre de 1914, même si on leur avait accordé des milliards, cela aurait été préférable pour toute l’Europe. On ne peut pas raisonner vis-à-vis des hommes politiques comme on raisonne vis-à-vis d’un boutiquier». «Pour en revenir à l’indépendance des juges, lorsqu’un homme politique rend service à son pays, je ne suis pas choqué qu’il soit rétribué de façon convenable, poursuit le secrétaire général de l’IDEF. Cela ne signifie pas que l’on peut se permettre n’importe quoi. Qu’un juge aille chercher chicane à un homme politique parce qu’il a fait repeindre sa maison avec la peinture de la mairie ou du ministère, je trouve cela ridicule, surtout si le responsable en question assume convenablement ses responsabilités. J’estime donc que certains juges vont trop loin. Il faut avoir suffisamment de raisonnement pour se garder de débordement. L’indépendance d’esprit n’est pas seulement vis-à-vis du pouvoir politique, des pouvoirs financiers ou de la presse. Il faut qu’il y ait aussi une indépendance d’esprit de la part du juge vis-à-vis de lui-même».
Evoquant dans le cadre de l’interview à «L’Orient-Le Jour» le problème de l’indépendance de la magistrature, le secrétaire général de l’IDEF s’est montré particulièrement critique à l’égard de certains juges français qui harcèlent souvent les hommes politiques pour des raisons relativement futiles. M. Decheix précise d’emblée sur ce plan qu’il ne faudrait pas que le juge «soit imbu de son pouvoir de manière à se croire tout permis et à croire qu’il peut traîner dans la boue ceux qui font leur devoir». «Je pense notamment aux hommes politiques qui se dévouent pour la cause publique, souligne-t-il. Il existe, certes, des hommes politiques véreux, qui profitent de leur situation pour s’enrichir au maximum. Mais cela ne signifie pas qu’il faut que l’homme politique soit nécessairement pauvre....
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.