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Actualités - Biographies

L'ex-président Berisha avide de pouvoir et de revanche

Sali Berisha, 54 ans, l’homme qui a mis fin à près d’un demi-siècle de communisme en Albanie, risque aujourd’hui la prison pour avoir voulu prendre sa revanche sur ceux qui l’an dernier l’ont évincé du pouvoir par les urnes. Le Parlement albanais a voté vendredi la levée de l’immunité parlementaire de l’ex-président, permettant sa mise sous les verrous et des poursuites pour «tentative d’insurrection armée». Président charismatique de l’Albanie pendant cinq ans, Sali Berisha devait échouer au test de la démocratie dont il se réclamait et céder la place aux socialistes (ex-communistes), après une rébellion populaire qui a fait 2.000 morts au printemps 1997. Né dans une famille musulmane de paysans à Tropoja, dans les montagnes du nord du pays, il avait pourtant été membre du parti communiste jusqu’à ce qu’il rende sa carte fin 1990. Ce cardiologue a su alors transformer une révolte étudiante en un mouvement de contestation général qui a ébranlé le régime communiste et abouti à l’introduction du multipartisme. Il prendra la tête de l’opposition, avant d’être élu par le Parlement premier président non communiste de l’Albanie, le 9 mars 1992. Il fera dès lors l’objet d’une véritable vénération au sein d’une bonne partie de la population, qui chantera ses mérites sur des airs populaires. «Je me suis opposé au régime (communiste) parce que je me suis senti coresponsable de la dictature», dira-t-il après son élection. Son ouverture au monde constituera son principal atout. L’Albanie sera en 1994 parmi les premiers pays ex-communistes à adhérer au Partenariat pour la paix de l’OTAN. L’année suivante, elle sera admise au sein du Conseil de l’Europe. Mais le Parti socialiste (ex-communiste) cherchera systématiquement à exploiter le mécontentement populaire, les réformes économiques, notamment la privatisation, ne donnant pas les résultats escomptés. Le président se dira hostile à une «chasse aux sorcières» contre les anciens responsables communistes. Il ne pourra s’empêcher toutefois de faire juger pour «génocide» des dizaines d’anciens dirigeants, qui seront condamnés jusqu’à la détention à perpétuité. (AFP)
Sali Berisha, 54 ans, l’homme qui a mis fin à près d’un demi-siècle de communisme en Albanie, risque aujourd’hui la prison pour avoir voulu prendre sa revanche sur ceux qui l’an dernier l’ont évincé du pouvoir par les urnes. Le Parlement albanais a voté vendredi la levée de l’immunité parlementaire de l’ex-président, permettant sa mise sous les verrous et des poursuites pour «tentative d’insurrection armée». Président charismatique de l’Albanie pendant cinq ans, Sali Berisha devait échouer au test de la démocratie dont il se réclamait et céder la place aux socialistes (ex-communistes), après une rébellion populaire qui a fait 2.000 morts au printemps 1997. Né dans une famille musulmane de paysans à Tropoja, dans les montagnes du nord du pays, il avait pourtant été membre du parti communiste...