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Actualités - Chronologie

Quarante ans de combat

L’ETA, créée en 1958 par une poignée d’étudiants nationalistes basques, reste la seule grande organisation clandestine en Europe menant une lutte armée contre un gouvernement central. L’ETA (Euskadi Ta Askatasuna, soit: Patrie basque et Liberté) revendique essentiellement la reconnaissance du droit à l’autodétermination du Pays basque (Euskadi), le rattachement de la province de Navarre et du Pays basque français à l’Euskadi et une amnistie générale pour les détenus de l’organisation (environ 600). Appuyée par la coalition Herri Batasuna, son bras politique, l’organisation indépendantiste est tenue pour responsable de 769 assassinats depuis le 7 juin 1968, date de son premier attentat mortel. L’ETA, dont le symbole est une hache entrelacée d’un serpent, a été fondée à la fin de l’année 1958 par des étudiants en marge du Parti nationaliste basque (PNV, démocrate chrétien). Depuis, la police et l’armée ont été les cibles préférées de l’ETA dont les méthodes se sont inspirées notamment de celles de l’IRA (voitures piégées notamment). L’ETA a subi un sérieux revers en 1992 après l’arrestation en France de son chef, Francisco Mugica Garmendia, dit «Pakito» ou «Artapalo», suivie de nombreux coups de filet dans ses rangs de part et d’autre de la frontière hispano-française. L’espoir réel d’une solution au problème basque a plané pendant quelques semaines au printemps 1989 après l’annonce d’une trêve unilatérale par l’organisation indépendantiste. Des négociations s’étaient engagées à Alger entre des représentants du gouvernement socialiste espagnol et de l’ETA. Mais elles ont échoué peu après. Selon le ministère de l’Intérieur, le commandement de l’ETA se trouverait en France. Il se composerait d’un comité exécutif de trois hommes: Ignacio Gracia Arregui, alias «Inaki de Renteria», chef de l’appareil militaire, Mikel Albisu Iriarte, alias «Mikel Ansa», chef de l’appareil politique, Eusebio Arzallus Tapia, alias «Paticorto», chef de l’appareil logistique. Parmi les commandos les plus actifs et plus stables de l’organisation figure celui de «Donosti» (Saint-Sébastien) tandis que les commandos Madrid, Biscaye, Alava et Andalousie sont perpétuellement démantelés par la police puis rapidement reconstitués. La coopération policière et judiciaire franco-espagnole s’est considérablement renforcée depuis 1996 entraînant l’arrestation de plusieurs dirigeants importants présumés de l’ETA.
L’ETA, créée en 1958 par une poignée d’étudiants nationalistes basques, reste la seule grande organisation clandestine en Europe menant une lutte armée contre un gouvernement central. L’ETA (Euskadi Ta Askatasuna, soit: Patrie basque et Liberté) revendique essentiellement la reconnaissance du droit à l’autodétermination du Pays basque (Euskadi), le rattachement de la province de Navarre et du Pays basque français à l’Euskadi et une amnistie générale pour les détenus de l’organisation (environ 600). Appuyée par la coalition Herri Batasuna, son bras politique, l’organisation indépendantiste est tenue pour responsable de 769 assassinats depuis le 7 juin 1968, date de son premier attentat mortel. L’ETA, dont le symbole est une hache entrelacée d’un serpent, a été fondée à la fin de l’année 1958 par...