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Actualités - Chronologie

Pour un caméscope

Depuis un an, Monica Caravape, sœur d’un Français assassiné à Madagascar, bataille pour que justice soit rendue et pour demander que les touristes souhaitant se rendre dans ce pays soient informés des risques encourus. En moins de deux ans, trois Suisses, plusieurs Allemands et Italiens, une jeune Américaine membre du Corps des volontaires de la paix et un Français ont été tués dans diverses localités de l’île. Dans la plupart des cas, les mobiles de ces crimes sont crapuleux et les meurtriers ne sont pas retrouvés. «Ce pays n’est pas préparé pour le tourisme», déplore Monica Cavarape. Son frère, Alain, 50 ans, a été assassiné dans la nuit du 23 au 24 août 1997 par son piroguier et guide sur les rives du fleuve Tsiribihima, à l’ouest de l’île. Le meurtrier, Fidel Oswald Rafaumanentsoa, 29 ans, a été arrêté quelques mois plus tard, trahi par la subite amélioration de son train de vie. Il avait revendu caméra vidéo, appareil photo et baladeur volés à sa victime, en plus de 200 dollars (1.200 FF) et un million de francs malgaches (environ 1.000 FF). Le corps de sa victime n’a, en revanche, toujours pas été retrouvé. «Un an après, les recherches promises après la décrue du fleuve, en juin, n’ont toujours pas été entreprises», dit-elle, sans toutefois y croire. Monica Caravape s’est rendue à Madagascar en décembre 1997 et a participé aux fouilles sur la rive du fleuve où le piroguier a dit avoir enterré sa victime. La paire de lunettes de vue de son frère, une casquette, quelques cheveux et un ongle ont été retrouvés, mais pas le corps. Dans une lettre, Mme Caravape a demandé au président malgache Didier Ratsiraka d’intervenir pour que l’on retrouve la dépouille de son frère et que son meurtrier «soit jugé, condamné et exécute sa peine avec le maximum de sévérité». Ce dernier, incarcéré à la maison de force Tsiafahy de Tananarive depuis le mois de février, a écrit à Mme Caravape pour plaider sa cause et faire «activer le déroulement de son jugement», afin, dit-il, «que je puisse rejoindre ma pauvre petite famille». «Il ne s’agit pas seulement de punir un meurtre d’une lâcheté effroyable, mais également de décourager ceux qui seraient tentés de commettre d’autres actes criminels en toute impunité contre des touristes étrangers», insiste Mme Caravape dans sa lettre au président Ratsiraka. (AFP)
Depuis un an, Monica Caravape, sœur d’un Français assassiné à Madagascar, bataille pour que justice soit rendue et pour demander que les touristes souhaitant se rendre dans ce pays soient informés des risques encourus. En moins de deux ans, trois Suisses, plusieurs Allemands et Italiens, une jeune Américaine membre du Corps des volontaires de la paix et un Français ont été tués dans diverses localités de l’île. Dans la plupart des cas, les mobiles de ces crimes sont crapuleux et les meurtriers ne sont pas retrouvés. «Ce pays n’est pas préparé pour le tourisme», déplore Monica Cavarape. Son frère, Alain, 50 ans, a été assassiné dans la nuit du 23 au 24 août 1997 par son piroguier et guide sur les rives du fleuve Tsiribihima, à l’ouest de l’île. Le meurtrier, Fidel Oswald Rafaumanentsoa, 29 ans, a été...