L’essor du téléphone portable, déjà adopté par plus de 13% des Français, fait ombrage aux cabines téléphoniques, amenant l’opérateur public France Telecom à envisager leur «redéploiement», au grand dam des syndicats. La direction de France Telecom a affirmé sa volonté de redéployer le parc des cabines téléphoniques, dans un souci de rentabilité et pour mieux coller aux besoins des usagers. Les syndicats ont dénoncé «la priorité donnée à la logique de rentabilité sur celle de service public». La direction de France Telecom a fait valoir qu’elle allait faire passer le nombre de cabines téléphoniques en France de 226.000 à la fin 1997 à plus de 230.000 à la fin de cette année et 300.000 en l’an 2001. Mais certaines cabines seront bien supprimées pour «mieux répondre à la demande», a-t-elle précisé. Certaines cabines, datant du temps où les gens n’avaient pas le téléphone, sont en effet aujourd’hui très peu utilisées, ou ont des coûts de maintenance élevés. Chaque cabine coûte à l’installation entre 20.000 et 30.000 francs (3.333 et 5.000 dollars). Les coûts de maintenance sont très divers, suivant l’âge de la cabine, les technologies dont elle dispose et les risques de vandalisme. Mais au total, la Publiphone est une activité rentable: entre la vente de télécartes (4,4 milliards de F/730 millions de dollars de recettes en 1996), les recettes des cabines à pièce (17% du parc), des cartes bancaires et des cartes permettant de transférer le coût d’appel sur sa facture (1,4 milliard de francs), les frais sont globalement couverts par un parc qui véhicule quelque 2 milliards d’appels par an. Et le redéploiement ne sera pas chose facile: la loi impose au minimum une cabine par commune de moins de 1.000 habitants et prévoit l’accord du maire pour toute réduction du nombre de cabines dans les communes de moins de 2.000 habitants et dans les zones de redynamisation urbaine. (AFP)
L’essor du téléphone portable, déjà adopté par plus de 13% des Français, fait ombrage aux cabines téléphoniques, amenant l’opérateur public France Telecom à envisager leur «redéploiement», au grand dam des syndicats. La direction de France Telecom a affirmé sa volonté de redéployer le parc des cabines téléphoniques, dans un souci de rentabilité et pour mieux coller aux besoins des usagers. Les syndicats ont dénoncé «la priorité donnée à la logique de rentabilité sur celle de service public». La direction de France Telecom a fait valoir qu’elle allait faire passer le nombre de cabines téléphoniques en France de 226.000 à la fin 1997 à plus de 230.000 à la fin de cette année et 300.000 en l’an 2001. Mais certaines cabines seront bien supprimées pour «mieux répondre à la demande», a-t-elle...
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