Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Entre louanges et imprécations

A l’exception de la pilule contraceptive — un produit qui, déjà, touchait à la sexualité — jamais aucun autre médicament que le Viagra n’a suscité autant de commentaires, ni provoqué autant de commentaires, de la louange à l’imprécation. En quelques mois, la petite pilule est passée des pages médicales de la presse aux rubriques «faits divers» ou «société», bien aidée en cela par les autorités politiques, religieuses, éducatives et économiques de tout poil qui y sont allé de leur commentaire. Aux Etats-Unis, «l’effet-Viagra» a commencé fin mai quand une sexagénaire de Long Island a porté plainte pour «traumatisme émotionnel» contre son ancien compagnon. Guéri de son impuissance grâce à la petite pilule bleue, le septuagénaire l’avait quitté pour, selon ses propres termes, «redevenir un étalon». Aux dernières nouvelles, son «ex» envisageait aussi de déposer plainte contre le laboratoire Pfizer... Quelques jours plus tôt, le sénateur américain Bob Dole s’était cru obligé de révéler qu’il avait eu — avec succès — recours au Viagra. Par la suite, la pilule a fait la «une» un peu partout dans le monde: en France, où un restaurateur d’Annecy soucieux du confort de ses clients vieillisants la mélangeait aux plats. Au Brésil, où le maire de Bocaiuva do Sul veut la «donner» pour augmenter le nombre de ses administrés. Au Vietnam, où sont apparues les premières contrefaçons. En Egypte, où le ministre de la Santé et le mufti s’affrontent, le premier craignant que le Viagra ne «détruise la cellule familiale» tandis que le second le juge «conforme à l’Islam».
A l’exception de la pilule contraceptive — un produit qui, déjà, touchait à la sexualité — jamais aucun autre médicament que le Viagra n’a suscité autant de commentaires, ni provoqué autant de commentaires, de la louange à l’imprécation. En quelques mois, la petite pilule est passée des pages médicales de la presse aux rubriques «faits divers» ou «société», bien aidée en cela par les autorités politiques, religieuses, éducatives et économiques de tout poil qui y sont allé de leur commentaire. Aux Etats-Unis, «l’effet-Viagra» a commencé fin mai quand une sexagénaire de Long Island a porté plainte pour «traumatisme émotionnel» contre son ancien compagnon. Guéri de son impuissance grâce à la petite pilule bleue, le septuagénaire l’avait quitté pour, selon ses propres termes, «redevenir un...