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Actualités - Chronologie

Descentes du fisc sur le marché afghan

Quand les agents du fisc russe font une descente sur le «marché afghan» de Moscou, ils ne font plus seulement la chasse à la vodka frelatée mais sont de plus en plus sollicités pour contrôler les prix qui se sont envolés pour cause de crise. Les clients, les marchands et les petits trafiquants voient la descente des inspecteurs du fisc d’un mauvais œil et se plaignent bruyamment. De tels raids ne sont bons ni pour les affaires, ni pour les ventes, ni pour ce marché en général, qui se trouve dans le sud-est de Moscou. Mais les inspecteurs s’en moquent, ils savent que tout ce qui se vend et s’échange au «marché afghan» n’est pas toujours légal. «Il y a toujours beaucoup d’infractions ici», affirme Viktor Sokolski, un porte-parole des services fiscaux de Moscou alors qu’il observe le travail des inspecteurs en civil sur le marché. «Nous faisons la chasse à l’alcool de contrebande, nous contrôlons les patentes et les caisses enregistreuses», explique M. Sokolski. «Mais maintenant, nous surveillons aussi les prix et nous notons toute augmentation excessive», ajoute-t-il. Depuis jeudi dernier, les services fiscaux de la capitale, qui comptent quelque 400.000 employés, sont en effet chargés d’une tâche supplémentaire. A la suite de la dévaluation du rouble, les prix ont fortement augmenté mais certaines hausses, notamment pour les produits locaux, ne sont justifiées par aucune réalité économique. Le président russe Boris Eltsine a appelé à la baisse des prix, dans un discours télévisé. Tout comme le puissant maire de Moscou, Iouri Loujkov. Alors les inspecteurs n’ont pas le choix. De bon matin, ils s’embarquent dans une voiture suivie par un autre véhicule avec à bord des gardes armés de Kalachnikov. «Au cas où», dit l’un d’eux, Viktor. Les gardes demeurent invisibles pendant que les inspecteurs — cinq groupes de deux — font leur travail, mais ils ouvrent l’œil. Deux par deux, les agents du fisc font leur tournée entre les étals. Ils achètent un tube de dentifrice et demandent à examiner les livres de comptes. «Quelle plaie», soupire Alla, une vendeuse. «Ils passent ici au moins une fois par mois pour vérifier si nous sommes en règle. Nous avons tous les documents qu’il faut», ajoute-t-elle.(AFP)
Quand les agents du fisc russe font une descente sur le «marché afghan» de Moscou, ils ne font plus seulement la chasse à la vodka frelatée mais sont de plus en plus sollicités pour contrôler les prix qui se sont envolés pour cause de crise. Les clients, les marchands et les petits trafiquants voient la descente des inspecteurs du fisc d’un mauvais œil et se plaignent bruyamment. De tels raids ne sont bons ni pour les affaires, ni pour les ventes, ni pour ce marché en général, qui se trouve dans le sud-est de Moscou. Mais les inspecteurs s’en moquent, ils savent que tout ce qui se vend et s’échange au «marché afghan» n’est pas toujours légal. «Il y a toujours beaucoup d’infractions ici», affirme Viktor Sokolski, un porte-parole des services fiscaux de Moscou alors qu’il observe le travail des inspecteurs en...