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Actualités - Chronologie

Plus de pénurie

Les prix baissent, le rouble se stabilise et les rayons sont approvisionnés: dans les magasins et les marchés de Moscou, la panique semblait avoir disparue hier aussi vite qu’elle s’y était installée aux premiers jours de la crise. Le temps ensoleillé du «babié leto» (l’été indien que les Russes appellent «l’été des bonnes femmes») semblait encourager hier les gens dans leurs fragiles espérances. «Je sens que la crise commence à reculer», remarque Galina Alexandrovna, 24 ans, caissière. «Dans notre magasin, les prix ont diminué de 20% ces derniers jours. Plus de files dans les marchés, les prix baissent peu à peu. A Pavlovo-Possad où j’habite, j’ai même réussi à acheter de l’huile à 25 roubles au lieu de 50, comme la veille», a-t-elle ajouté. «Je ressens une certaine stabilisation», avoue Natalia Fedosseïenko, 26 ans, comptable. «Ce week-end, je suis allée à la datcha, aux environs de Moscou. Là-bas, sur le marché, il n’y a plus aucune pénurie. Le sarrasin, la farine... il y a tout. Bien sûr, même si les prix ont un peu baissé, ils ne reviendront jamais à leur niveau de juillet. Les collants coûtent toujours 100 roubles au lieu de 20. C’est dommage!», soupire-t-elle. «Cette stabilisation est, à mon avis, artificielle», affirme Sergueï Sergueïevitch, 20 ans, étudiant. «C’est fait exprès pour que les communistes viennent au pouvoir. Ils nous montrent que les prix ont baissé grâce à eux. Attendez qu’ils occupent tous les postes dans le nouveau gouvernement – là, on aura une vraie pénurie avec les rayons vides, comme à l’époque soviétique! Regardez ce camion! Je vous conseille d’en remplir un avec des produits alimentaires, sinon vous ne pourrez plus inviter des amis et faire la fête!», a-t-il ajouté. Dans les bureaux de change de Moscou, le calme semble revenir avec la baisse du dollar qui s’échangeait ce lundi autour de 10 roubles. Au plus fort de la crise, il y a une semaine, le dollar valait plus de 20 roubles. «Bien sûr que nous avons des roubles! Pourquoi donc n’en aurions-nous pas?», s’étonne la caissière d’un de ces bureaux. La pénurie de billets est presque oubliée. (AFP)
Les prix baissent, le rouble se stabilise et les rayons sont approvisionnés: dans les magasins et les marchés de Moscou, la panique semblait avoir disparue hier aussi vite qu’elle s’y était installée aux premiers jours de la crise. Le temps ensoleillé du «babié leto» (l’été indien que les Russes appellent «l’été des bonnes femmes») semblait encourager hier les gens dans leurs fragiles espérances. «Je sens que la crise commence à reculer», remarque Galina Alexandrovna, 24 ans, caissière. «Dans notre magasin, les prix ont diminué de 20% ces derniers jours. Plus de files dans les marchés, les prix baissent peu à peu. A Pavlovo-Possad où j’habite, j’ai même réussi à acheter de l’huile à 25 roubles au lieu de 50, comme la veille», a-t-elle ajouté. «Je ressens une certaine stabilisation», avoue...