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Actualités - Chronologie

En prison pour soins médicaux

Dix-huit islamistes égyptiens, détenus depuis plus d’un an, ont réclamé à la justice de les maintenir en détention pour pouvoir poursuivre leurs traitements dans des hôpitaux dépendant de l’administration pénitentiaire. Ces militants de l’organisation intégriste armée Jamaa islamiya ont formulé cette demande lors de leur comparution au Caire devant la Chambre des mises en liberté de la Haute Cour de sûreté de l’Etat, présidée par M. Samir Aboul Maati, qui devait se prononcer sur la prolongation de leur détention. Au début de l’audience, un des accusés, Ismaïl Ahmed Abbas, a demandé son maintien en détention expliquant qu’il allait subir, aux frais de l’administration pénitentiaire, une intervention chirurgicale au cœur d’un coût, qu’il n’était pas en mesure d’assumer, d’environ 12.000 livres égyptiennes (3.500 USD). Des demandes similaires ont été ensuite formulées par la plupart des autres accusés souhaitant bénéficier de «soins médicaux» en prison. D’autres accusés, qui devaient passer des examens, ont également exprimé le souhait d’étudier en prison. M. Aboul Maati a décidé de les maintenir en détention «jusqu’à ce que soient achevés les traitements médicaux dont ils font l’objet». Leur procès n’a pas encore eu lieu. Les 18 islamistes ont été arrêtés depuis plus d’un an dans la province de Miniya, en Haute-Egypte, car ils sont soupçonnés d’appartenir à la Jamaa. Commentant ces demandes, le quotidien «al-Ahram» estime que leur attitude réfute «les allégations des organisations des droits de l’homme sur l’absence des soins médicaux en prison». Vers la mi-août, l’Organisation égyptienne des droits de l’homme (OEDH) avait affirmé que treize prisonniers politiques ou de droit commun étaient morts en Egypte depuis fin mai en raison du manque de soins médicaux. Un responsable de l’OEDH, M. Mahmoud Qandil, a indiqué que «l’organisation reste attachée à tout ce qui a été publié dans son rapport sur l’absence ou l’insuffisance des soins médicaux dans les prisons». «L’OEDH souhaite que cette affaire de détenus demandant à être maintenus en prison soit vraie et ne soit pas annoncée pour des raisons de propagande», a ajouté M. Qandil. (AFP)
Dix-huit islamistes égyptiens, détenus depuis plus d’un an, ont réclamé à la justice de les maintenir en détention pour pouvoir poursuivre leurs traitements dans des hôpitaux dépendant de l’administration pénitentiaire. Ces militants de l’organisation intégriste armée Jamaa islamiya ont formulé cette demande lors de leur comparution au Caire devant la Chambre des mises en liberté de la Haute Cour de sûreté de l’Etat, présidée par M. Samir Aboul Maati, qui devait se prononcer sur la prolongation de leur détention. Au début de l’audience, un des accusés, Ismaïl Ahmed Abbas, a demandé son maintien en détention expliquant qu’il allait subir, aux frais de l’administration pénitentiaire, une intervention chirurgicale au cœur d’un coût, qu’il n’était pas en mesure d’assumer, d’environ 12.000...