Le RPR, encore sous le choc de la mise en examen d’Alain Juppé et confronté à la dure mise en œuvre de l’union avec l’UDF, veut relancer la machine pour s’opposer plus durement au gouvernement de Lionel Jospin. Dès jeudi matin, au lendemain de la présentation par Dominique Strauss-Kahn, ministre de l’Economie et des Finances, du projet de budget 1999, Nicolas Sarkozy, secrétaire général du RPR, et les spécialistes de l’économie au sein du mouvement gaulliste tiendront une conférence de presse sur «le bilan et les réalités de la politique économique du gouvernement». Le RPR, qui a déjà taxé le gouvernement Jospin «d’immobilisme», le 30 août, et s’en est pris, le 4 septembre, au Pacte civil de solidarité (Pacs), qu’il considère comme un «ersatz de mariage et une parodie de famille», se prépare à intervenir sur d’autres terrains. Ainsi, après la réunion d’un comité politique, fin septembre, et avant la tenue de ses journées parlementaires, à Menton, les 10 et 11 octobre, le mouvement gaulliste réunira début octobre une convention sur l’Europe à la Villette. Sur ce sujet, le RPR a fait part mardi de son irritation face aux manifestations d’indépendance de l’UDF et réitéré son souhait de la constitution d’une liste commune de l’opposition pour les élections européennes du printemps prochain. Crédibilité «C’est vital pour la crédibilité de l’opposition et nous ferions bien de nous mettre rapidement autour d’une table pour définir un projet commun en matière européenne. Chacun devra faire des efforts. Nous, nous y sommes prêts. Je souhaite que nos partenaires y soient prêts aussi», a déclaré sur RTL le porte-parole du RPR, François Fillon. «La question, aujourd’hui, c’est de savoir si nous sommes capables de présenter une liste d’union. Après avoir gouverné la France pendant quatre ans, sans que ce sujet fasse l’objet de différends majeurs entre nous, et alors même que nous voulons gouverner demain la France, je vois mal comment nous pourrions nous présenter désunis sur le sujet le plus central de la vie politique française», a-t-il ajouté. Le week-end dernier, François Bayrou, président de Force démocrate et futur président de l’UDF, a laissé entendre que les centristes pourraient être tentés par la constitution d’une liste distincte aux européennes. François Bayrou a notamment affirmé qu’il entendait faire de l’UDF «le grand parti européen de la vie politique française», profession de foi difficilement compatible avec la volonté du RPR d’imposer son président, Philippe Séguin, ancien héraut du non à Maastricht, à la tête d’une liste commune de l’opposition. Eric Raoult, secrétaire national aux élections du RPR, a pour sa part souligné dimanche qu’«il est évident que, parce qu’il a une dimension européenne, Philippe Séguin est le mieux à même d’être la voix de la France en Europe pour ce scrutin». Alain Madelin, président de Démocratie libérale, autre formation constitutive de l’Alliance, s’était pour sa part prononcé, avant l’été, pour une liste commune de l’opposition, estimant qu’une division sonnerait le glas de la stratégie d’union mise en place avec l’Alliance. (Reuters)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le RPR, encore sous le choc de la mise en examen d’Alain Juppé et confronté à la dure mise en œuvre de l’union avec l’UDF, veut relancer la machine pour s’opposer plus durement au gouvernement de Lionel Jospin. Dès jeudi matin, au lendemain de la présentation par Dominique Strauss-Kahn, ministre de l’Economie et des Finances, du projet de budget 1999, Nicolas Sarkozy, secrétaire général du RPR, et les spécialistes de l’économie au sein du mouvement gaulliste tiendront une conférence de presse sur «le bilan et les réalités de la politique économique du gouvernement». Le RPR, qui a déjà taxé le gouvernement Jospin «d’immobilisme», le 30 août, et s’en est pris, le 4 septembre, au Pacte civil de solidarité (Pacs), qu’il considère comme un «ersatz de mariage et une parodie de famille», se...