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Actualités - Chronologie

L'Irak refuse de plier et évoque une rupture avec l'UNSCOM

L’Irak a refusé dimanche de céder aux injonctions du Conseil de Sécurité de l’ONU et menace au contraire de mettre fin aux dernières inspections de désarmement qu’il autorise encore. Le Parlement irakien a été convoqué pour une réunion extraordinaire lundi, au cours de laquelle il devrait recommander une rupture pure et simple avec la Commission spéciale de l’ONU chargée du désarmement (UNSCOM), en réaction à la décision du Conseil de Sécurité de maintenir indéfiniment l’embargo. Selon le président de la Commission parlementaire des affaires arabes et internationales, M. Khaled Chehab al-Douri, les députés devraient recommander aux instances dirigeantes d’adopter «une position décisive mettant fin à la mascarade qui consiste à exterminer un peuple en le faisant mourir à petit feu». Le Parlement irakien avait déjà recommandé le 5 août que Bagdad coupe purement et simplement les ponts avec les experts de l’ONU. Le Conseil de commandement de la révolution (CCR), plus haute instance en Irak, s’était réuni jeudi soir sous la présidence du chef de l’Etat Saddam Hussein pour débattre de la résolution 1194 adoptée la veille par le Conseil de Sécurité, mais n’avait annoncé aucune décision. Cette résolution présentée par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne suspend toute révision des sanctions tant que l’Irak n’aura pas repris sa coopération avec les inspecteurs de l’ONU. Un responsable irakien, M. Abdel Ghani Abdel Ghafour, a répété dimanche que la résolution 1194 «ne fera pas revenir l’Irak sur sa décision du 5 août», date à laquelle il a interdit à l’UNSCOM d’inspecter de nouveaux sites, tout en lui permettant de continuer à surveiller les sites militaires et industriels déjà déclarés. Les conditions irakiennes L’Irak exige que l’UNSCOM soit restructurée et son siège transféré de New York à Vienne ou à Genève pour, selon Bagdad, diminuer l’influence américaine. Bagdad réclame également la levée de l’embargo pétrolier mais ne peut pas l’obtenir tant que l’UNSCOM et l’AIEA n’auront pas certifié qu’il ne possède plus d’armes nucléaires, chimiques ou biologiques, ni de missiles de plus de 150 km de portée. Le journal Al-Joumhouriya a appelé dimanche le commandement irakien à adopter «une position nationale solide et alerte face aux complots américains et sionistes qui se poursuivent». «L’Irak connaît parfaitement les objectifs (...) de l’adoption par le Conseil de Sécurité de la résolution 1194, mais il ne permettra pas aux ennemis de l’humanité de continuer à lui causer du tort et il ne peut plus garder le silence», a-t-il affirmé. Face à cette escalade, l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan à Bagdad, M. Prakash Shah, a discuté avec des responsables irakiens des moyens de résoudre la crise, a indiqué dimanche un diplomate occidental à Bagdad. Au cours de ses entretiens, M. Shah a exposé «le point de vue du secrétaire général sur l’embargo» dont Bagdad exige la levée, selon le diplomate. Le diplomate qui a requis l’anonymat a fait état de «contacts intensifs» entre les diplomates russes, chinois et français à Bagdad pour coordonner leur position. A l’initiative de ces trois pays, membres permanents du Conseil de Sécurité, la résolution 1194 offre la possibilité à Bagdad de reprendre sa coopération, en prévoyant de procéder à un «examen d’ensemble» de ses relations avec l’ONU.
L’Irak a refusé dimanche de céder aux injonctions du Conseil de Sécurité de l’ONU et menace au contraire de mettre fin aux dernières inspections de désarmement qu’il autorise encore. Le Parlement irakien a été convoqué pour une réunion extraordinaire lundi, au cours de laquelle il devrait recommander une rupture pure et simple avec la Commission spéciale de l’ONU chargée du désarmement (UNSCOM), en réaction à la décision du Conseil de Sécurité de maintenir indéfiniment l’embargo. Selon le président de la Commission parlementaire des affaires arabes et internationales, M. Khaled Chehab al-Douri, les députés devraient recommander aux instances dirigeantes d’adopter «une position décisive mettant fin à la mascarade qui consiste à exterminer un peuple en le faisant mourir à petit feu». Le Parlement...