Ployant sous les soucis qui se sont encore multipliés avec les perspectives d’une destitution du président américain Bill Clinton, la Bourse de Paris a enregistré sa huitième semaine de baisse consécutive pour revenir à ses niveaux de la mi-mars 1998. Depuis le 24 juillet, tous les bilans hebdomadaires ont été négatifs. Cette semaine, selon l’indice CAC 40, les valeurs ont encore cédé 3% à 3.578,34 points, en dépit d’un rebond de 2,93% mardi. La cote n’accuse plus qu’une hausse de 19,32% depuis le début de l’année, après 47% le 20 juillet, jour du sommet absolu pour le CAC 40 à 4.404 points. Depuis cette date, les valeurs ont reculé de près de 20%. Avec cette baisse et compte tenu de la diminution des taux de rendement à long terme depuis juillet (repli de 40 points de base), la Bourse française est sous évaluée, affirment les analystes. Selon les analystes sur graphiques de la Société Générale, le prochain point de support se situe dans la fourchette comprise entre 3.485 et 3.515 points. Le CAC 40 pourrait même tomber à 3.300 points avant une reprise technique de trois semaines avec un potentiel de hausse de 10%. Mais ensuite le marché pourrait rechuter, indique encore la Société Générale, en raison d’un net assombrissement de l’horizon. La crise économique et financière au Japon s’est approfondie: le pays a connu un troisième trimestre consécutif de baisse de l’activité sur la période avril-juin, une situation inédite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui rend encore un peu plus plausible l’entrée de la seconde économie mondiale dans une phase de déflation. La crise politique russe n’a rien arrangé et les milieux financiers craignent que, d’autre part, cette tempête ne fasse vaciller l’Amérique latine. Alan Greenspan met le feu aux marchés des actions Toutes ces crises pourraient approfondir le ralentissement de l’économie américaine et pour les plus pessimistes des analystes, plonger les Etats-Unis dans la récession. Conscient de ce danger, Alan Greenspan qui, à plusieurs reprises, avait dénoncé l’exubérance irrationnelle des marchés, a déclaré récemment «qu’il n’était pas concevable que les Etats-Unis puissent rester une oasis de prospérité sans être affectés par un monde qui subit de plus en plus de pressions». Des propos qui laissent entrevoir une baisse des taux d’intérêt aux Etats-Unis et ont enflammé les marchés des actions mardi. Mais la perspective d’un relâchement des conditions de crédit aux Etats-Unis a déclenché une baisse du dollar — un des paramètres importants pour les marchés des actions européens —, le mouvement étant accentué par l’affaire Clinton. Le procureur Kenneth Starr a remis son rapport sur les frasques sexuelles de Bill Clinton au Congrès qui pourrait prononcer la destitution du chef de la Maison-Blanche. Cette perspective a déclenché de nouvelles vagues de ventes, les milieux financiers s’interrogeant sur la crédibilité future du président Clinton, si celui-ci conserve ses fonctions. (AFP)
Ployant sous les soucis qui se sont encore multipliés avec les perspectives d’une destitution du président américain Bill Clinton, la Bourse de Paris a enregistré sa huitième semaine de baisse consécutive pour revenir à ses niveaux de la mi-mars 1998. Depuis le 24 juillet, tous les bilans hebdomadaires ont été négatifs. Cette semaine, selon l’indice CAC 40, les valeurs ont encore cédé 3% à 3.578,34 points, en dépit d’un rebond de 2,93% mardi. La cote n’accuse plus qu’une hausse de 19,32% depuis le début de l’année, après 47% le 20 juillet, jour du sommet absolu pour le CAC 40 à 4.404 points. Depuis cette date, les valeurs ont reculé de près de 20%. Avec cette baisse et compte tenu de la diminution des taux de rendement à long terme depuis juillet (repli de 40 points de base), la Bourse française est sous...
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