Maintenant que le rapport Starr est devenu public, les parlementaires vont devoir l’examiner pour déterminer s’il y a là matière à destituer le 42e président des Etats-Unis, William Jefferson Clinton. M. Starr a affirmé que les délits commis, parjure, entrave à la justice, subornation de témoins et abus de pouvoir, pouvaient «justifier» cette destitution. La Chambre des représentants devra d’abord, la semaine prochaine, voter sur la manière de traiter les 18 boîtes de documents que lui a envoyées le procureur indépendant Kenneth Starr. Outre le rapport de 445 pages publié vendredi, 2.000 pages d’annexes devraient être publiées le 28 septembre: la commission judiciaire de la Chambre veut cependant d’abord les étudier, pour en supprimer toute information qui pourrait nuire à des personnes innoncentes. Le président de la commission, Henry Hyde, dirigera ensuite une enquête au sein de sa commission, pour étudier les accusations portées contre le président. Cette première étape peut prendre des semaines. La commission judiciaire peut alors décider de rejeter les accusations, ou décider qu’elles sont crédibles et substantielles, votant alors une «résolution» en vue d’une procédure de destitution. Cette résolution, détaillant les charges retenues contre le président, sera alors envoyée à la Chambre des représentants, qui elle aussi étudiera la «résolution», avant un nouveau vote pour décider (à la majorité simple) de porter ou non l’affaire devant le Sénat, qui agira alors comme un tribunal, présidé par le président de la Cour suprême. La destitution doit être votée par la majorité des deux tiers des sénateurs. Selon les experts, toute la procédure pourrait prendre de six mois à un an. Le Congrès peut aussi voter une motion de censure ou une réprimande contre le président, sans pour autant exiger son départ. (AFP)
Maintenant que le rapport Starr est devenu public, les parlementaires vont devoir l’examiner pour déterminer s’il y a là matière à destituer le 42e président des Etats-Unis, William Jefferson Clinton. M. Starr a affirmé que les délits commis, parjure, entrave à la justice, subornation de témoins et abus de pouvoir, pouvaient «justifier» cette destitution. La Chambre des représentants devra d’abord, la semaine prochaine, voter sur la manière de traiter les 18 boîtes de documents que lui a envoyées le procureur indépendant Kenneth Starr. Outre le rapport de 445 pages publié vendredi, 2.000 pages d’annexes devraient être publiées le 28 septembre: la commission judiciaire de la Chambre veut cependant d’abord les étudier, pour en supprimer toute information qui pourrait nuire à des personnes innoncentes. Le...
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