Les proches et la famille de Akira Kurosawa ont assisté mardi à ses obsèques dans l’intimité au domicile de «l’empereur du cinéma japonais» qui portait sa casquette et ses lunettes de metteur en scène dans son cercueil avant sa crémation. Le plus célèbre des metteurs en scène japonais s’est éteint dimanche d’une hémorragie cérébrale à l’âge de 88 ans. Il avait acquis une renommée mondiale avec ses films tels que «Les sept samouraïs» (1954), «Rashomon» (1951) et «Kagemusha» (1980). Dans son cercueil, Kurosawa portait la casquette et les lunettes de soleil qu’il avait sur lui en 1990, le jour où il reçut un Oscar à Los Angeles pour couronner sa carrière, a indiqué sa famille citée par la télévision japonaise. Ses proches souhaitaient le voir pour la dernière fois «juste tel qu’il était lorsqu’il travaillait», a expliqué la chaîne de télévision privée Fujii Television. Des dizaines de personnes s’étaient rassemblées devant sa maison dans le quartier chic de Seijo à Tokyo pendant cette cérémonie non religieuse. Les obsèques sont généralement de rite bouddhiste au Japon, mais Kurosawa se disait agnostique. Lundi soir, quelque 200 personnes s’étaient pressées dans sa résidence pour une veillée funèbre, parmi lesquelles figuraient les grands noms du cinéma japonais Takeshi Kitano, Nagisa Oshima et Yoji Yamada. «Pour mois et pour le monde, il fut un joyau. Il a laissé un héritage énorme», a dit M. Kitano, qui était considéré par Kurosawa comme l’un des metteurs en scène japonais les plus prometteurs de la jeune génération. «Le metteur en scène Kurosawa était un grand nom pour le Japon, tout comme Honda ou Toyota», a-t-il dit. Une cérémonie de funérailles publique aura lieu dimanche prochain, dans les studios de Kurosawa à Yokohama, dans la banlieue de Tokyo. Selon les médias japonais, Steven Spielberg, Francis Ford Coppola, Georges Lucas et Richard Gere devraient assister à cette cérémonie. Kurosawa a souvent été incompris de ses pairs qui l’ont critiqué pour sa vision jugée trop occidentale du Japon. Kurosawa disait toutefois qu’il pouvait vivre en harmonie aussi bien avec les cultures occidentale et japonaise. Il laisse une œuvre de trente films tournés au cours d’un demi-siècle pendant l’âge d’or du cinéma japonais. Le gouvernement japonais qui a été long à réagir à sa mort entend lui octroyer à titre posthume la «Médaille de l’honneur national», l’une des plus hautes distinctions.
Les proches et la famille de Akira Kurosawa ont assisté mardi à ses obsèques dans l’intimité au domicile de «l’empereur du cinéma japonais» qui portait sa casquette et ses lunettes de metteur en scène dans son cercueil avant sa crémation. Le plus célèbre des metteurs en scène japonais s’est éteint dimanche d’une hémorragie cérébrale à l’âge de 88 ans. Il avait acquis une renommée mondiale avec ses films tels que «Les sept samouraïs» (1954), «Rashomon» (1951) et «Kagemusha» (1980). Dans son cercueil, Kurosawa portait la casquette et les lunettes de soleil qu’il avait sur lui en 1990, le jour où il reçut un Oscar à Los Angeles pour couronner sa carrière, a indiqué sa famille citée par la télévision japonaise. Ses proches souhaitaient le voir pour la dernière fois «juste tel qu’il était...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.