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Actualités - Chronologie

Le stoppeur doué

Hans Hubert «Berti» Vogts, sélectionneur du Onze allemand qui a présenté lundi sa démission, n’a pas su répéter comme entraîneur son succès de stoppeur de Moenchegladbach, lui qui a décroché par deux fois le titre de meilleur joueur allemand. Ce fils de cordonnier, né le 30 décembre 1946 dans la petite ville de Rhénanie de Buettgen (ouest), s’est trouvé orphelin de ses deux parents lorsqu’il avait 13 ans. Elevé par une tante, il a suivi une formation de mécanicien. Rapidement, le football devait jouer un rôle prédominant dans sa vie. A huit ans, il était entré dans le club de football de Buettgen. A 16 ans, il participait aux championnats régionaux, à 17 il jouait dans l’équipe nationale juniors. En 1965, il entre comme stoppeur au Borussia Moenchengladbach, où il restera jusqu’en 1978. Vogts peut se prévaloir de 96 sélections et d’un but en équipe d’Allemagne, dont il est capitaine en 77-78, succédant au «Kaiser» Franz Beckenbauer. 1974 verra le titre de gloire du «Fox-terrier»: à Munich, il deviendra champion du monde grâce notamment à son marquage impitoyable sur le héros néerlandais Johan Cruijff lors de la finale (2-1). En tant que joueur, il totalise cinq titres de champion d’Allemagne, une Coupe nationale et deux Coupes de l’UEFA, et a été nommé deux fois meilleur joueur allemand (1971 et 1979). De 1979 à 1990, Vogts prend la charge d’entraîneur des Espoirs, avant de succéder de nouveau au «Kaiser», qui se retire auréolé du succès de l’Allemagne au Mondial de 1990 à Rome, comme sélectionneur-entraîneur de l’équipe nationale. Vice-champion d’Europe en 1992, champion d’Europe en 1996, Berti Vogts échoue en quarts de finale au Mondial de 1994 aux Etats-Unis: l’Allemagne est éliminée par la Bulgarie (1-2). En 1998, en France, ce sera de nouveau l’humiliation, avec un cinglant 0-3 face à la Croatie en quarts de finale. Le bilan de Berti Berti Vogts, qui a démissionné lundi de ses fonctions d’entraîneur national de l’équipe d’Allemagne, possède un bilan de 67 victoires pour 23 matches nuls et 12 défaites. Avec 102 rencontres nationales, il arrive en troisième position derrière deux autres entraîneurs nationaux allemands, Sepp Herberger (172 matches entre 1936 et 1964 et 100 victoires) et Helmut Schoen (139 matches entre 1964 et 1978 et 87 victoires). Le prédécesseur de Berti Vogts, le «Kaiser» Franz Beckenbauer, a dirigé 66 rencontres de l’équipe nationale allemande, remportant 45 victoires entre 1984 et 1990, la plus célèbre en finale de la Coupe du monde 1990 contre l’Argentine. (AFP)
Hans Hubert «Berti» Vogts, sélectionneur du Onze allemand qui a présenté lundi sa démission, n’a pas su répéter comme entraîneur son succès de stoppeur de Moenchegladbach, lui qui a décroché par deux fois le titre de meilleur joueur allemand. Ce fils de cordonnier, né le 30 décembre 1946 dans la petite ville de Rhénanie de Buettgen (ouest), s’est trouvé orphelin de ses deux parents lorsqu’il avait 13 ans. Elevé par une tante, il a suivi une formation de mécanicien. Rapidement, le football devait jouer un rôle prédominant dans sa vie. A huit ans, il était entré dans le club de football de Buettgen. A 16 ans, il participait aux championnats régionaux, à 17 il jouait dans l’équipe nationale juniors. En 1965, il entre comme stoppeur au Borussia Moenchengladbach, où il restera jusqu’en 1978. Vogts peut se...